(01) AinJazz à Fareins

22/11/2018 – Raul de Souza Quartet à Fareins

La seizième édition du festival de Fareins s’est ouverte par une improbable présentation de son président Jacques Seigneret, ça on a l’habitude ! Mais surtout par une légende de la bossa et du trombone, Raul de Souza en personne. Un pedigree bien marqué avec des collaborations version “galaxie” :  Baden Powell, Hermeto Pascoal, Sergio Mendes, Flora Purim, Airto Moreira, Milton Nascimento, Sonny Rollins, pour faire court. Quatre vingt quatre ans et encore plein de choses à dire et à faire.

Pour preuve il a sorti un album très remarqué il y a deux ans “Brazilian Samba Jazz” le premier en soixante ans de carrière avec  ses seules compositions. Une bonne partie du set de ce soir piochera dedans.

Raul de Souza joue ce soir avec un quartet où son pays est bien représenté. L’incontournable Zaza Desiderio à la batterie (il participa à l’enregistrement de “Brazilian Samba Jazz”), Dudu Pentz à la basse six cordes (et il en joue, le bougre!) et Julien Lallier au piano qui fait bien plus qu’un remplacement.

De la bossa et de la samba avec ses compositions et quelques tubes comme Once I loved mais pas que.  Un thème de Monk Well, you needn’t passe très bien dans sa version “trombonifiée” et “brazilianisée”.

Le set se déroule avec le velours du trombone caractérisé par un phrasé très riche qui est la marque de fabrique de Raul de Souza. De son côté, Zaza Desiderio exulte, je l’ai rarement vu aussi radieux. Il nous dira plus tard que jouer avec une telle légende est réellement un honneur pour lui. Quant à Dudu Pentz il est à fond avec sa basse six cordes tout au long du set, à jouer toutes les mélodies, peut être aurait il dû laisser plus d’espace ?

On savait Raul de Souza tromboniste et on le découvre saxophoniste sur les deux derniers morceaux où il embouche son ténor “Ebano Handi Craft” (d’un facteur d’aérophones brésilien) et nous montre qu’il est également très à l’aise sur cet instrument.

Après le quintet We Five qui a accueilli le public dans le hall  et ce premier set, cette seizième édition de Jazz à Fareins débute sous de très bons auspices.

Ont collaboré à cette chronique :

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