(69) RhôneBémol 5

29/12/2018 – Jean-Charles Demichel Quintet au Bémol 5 : lancement de l’album “What a difference …”

Seconde soirée de présentation du nouvel album de Jean-Charles Demichel en quintet « What a difference … » (Voir la chronique d’Elie Béraha).

La salle du Bémol 5 est pleine à nouveau.

Beaucoup d’amis dans la salle –  il en a le Jean-Charles depuis le temps qu’il épuise des claviers – et puis y a les autres qui découvrent le lieu en amoureux.

Le concert débute par le fort à propos Just friends en quartet histoire de présenter les musiciens : Mathieu Garreau à la batterie, Stéphane Rivero à la contrebasse, Xavier Bozetto à la guitare et bien sûr Jean-Charles Demichel au piano. Le tempo est soutenu d’emblée, les musiciens sont de suite en place.

Entrée en scène de la chanteuse Nathalie Soles sur un Satin Doll qui ravit immédiatement les nombreux Ellingtoniens présents dans la salle, d’autant plus que Jean-Charles ne se prive pas de lâcher quelques citations à leur égard.

C’est une présentation d’album, alors les titres défilent avec notamment What a difference a day made qui a donné le nom au CD. Hormis les nombreux standards présents sur le disque, on retrouve une composition de Jean-Charles Ciao Petru en hommage « au grand pianiste Michel Petrucciani ».

Découvrir un CD sur sa chaîne puis l’entendre en live est souvent l’objet de sensations riches et complémentaires. Ici Jean-Charles nous montre son côté espiègle, il ne peut tenir en place et glisse de nombreuses citations (principalement du Duke).

Le premier set s’achève sur une version très caliente et personnelle de Summertime. Nathalie Soles est au mieux de sa forme, ça groove, ça scatte, ça envoie. Xavier Bozetto tient sa place et nous gratifie de deux ou trois chorus qui relancent le rêve.

On fait le break histoire de remplir les assiettes des convives et on reprend avec la seconde série de standards. C’est toujours avec un réel plaisir que l’on retrouve Horace Silver ici avec Swinging the Samba, où Mathieu Garreau est à l’honneur. Sur Bye bye blackbird Xavier Bozetto nous offre un chorus qui recueille tous les suffrages. Skylark est traité sur un mode lyrique, Nathalie Soles étant inspirée par le chorus à l’archet de Stéphane Rivero. It don’t mean a thing est joué sur les chapeaux de roues et a motivé quelques danseurs au fond de la salle.

Sur Lullaby of birdland le tube intemporel de George Shearing Nathalie Soles nous offre une jolie démonstration de scat en s’appuyant sur le boulevard proposé par le quartet. Dernier morceau pour la chanteuse et pas des moindres, My funny Valentine où elle donne le meilleur d’elle même. Et on finit sur la fameuse Bourrée de Bébert une composition de Jean-Charles qui commence rustique pour virer blues.

Le concert aura été généreux car les dernières notes s’éteignent vers 23h30. Toujours une belle pêche le Jean-Charles !

Retour de la troupe  le 17 janvier sur la scène du Bémol 5 . Rendez vous est pris 

 

Ont collaboré à cette chronique :

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