(26) DrômeJazz dans la ville

10/02/2019 – Les Tontons Zwingers à Montélimar

Le rideau est tombé, dans la Salle Saint-Martin de Montélimar, sur la dernière prestation musicale offerte par l’association « Jazz dans la Ville » de la saison 2018/2019. Tombé provisoirement bien sûr, car la programmation future trotte déjà dans les esprits des organisateurs.

Musicalement, et en ce jour de presque Saint-Valentin, ce sont les « Tontons Zwingers » qui auront paré les roses, offertes aux dames spectatrices, de couleurs résolument New-Orleans. En clair, l’expérience sur scène, techniquement comme humainement puisque, pour trois des membres du quartet, c’était un retour dans la cité montilienne.

Les Tontons Zwingers, c’est d’abord Eric Serra. Élève du Conservatoire de Toulouse, Eric Serra a intégré de nombreuses formations, partageant la scène avec Claude Bolling ou encore Marcel Zanini, dont on oublie peut-être un peu vite le nom aujourd’hui. Maître du trombone, Eric Serra compte à son actif un certain nombre de tournées sur les terres de Nouvelle-Orléans, dont il a eu le temps d’intégrer, et de restituer, les accents musicaux sudistes.
A la clarinette, une autre pointure, bien connue des amoureux du jazz de Montélimar, Martial Reverdy. Après de nombreuses tournées tout autour du globe, Martial Reverdy s’est résolument ancré sur le créneau Jazz New Orleans depuis une vingtaine d’années. Son jeu fluide et aérien parle pour lui et, face à une telle maîtrise, on se tait, et on écoute…
Un tuba sur scène, force est de reconnaître que ce n’est pas si souvent que ça. Les formations qui intègrent cet instrument, de jazz authentique, sont malheureusement trop rares, sur Montélimar au moins. Alors il fallait en profiter, d’autant que la bête était domptée avec brio par Joannès Kotchian.
Autodidacte parfait, Joannès Kotchian le prouve sur nombre d’instruments, et il a eu l’occasion de le démontrer au sein de formations comme Swing Machine ou Armstrong Memories.
Et puis enfin, au banjo, un autre « habitué », Christian Delprêtre,  « Toto » pour ceux qui le connaissent, et ils sont nombreux, lui dont la silhouette se promène sur la planète Jazz depuis maintenant un demi-siècle.

Autant d’expériences réunies sur une même scène… on en attendait un feu d’artifice, qui a bel et bien eu lieu. Un feu d’artifice enrichi encore, en seconde partie, par les « guest », Jacques Doudelle au sax, et Alain Schvob, à la clarinette. Entre jeu traditionnel maîtrisé et pointes de dérision, « l’Orchestre Génétiquement Modifié » comme il se nomme, aura en beauté participé à la célébration de la Saint-Valentin qui, pour l’occasion, se fêtait dans les faubourgs de La Nouvelle-Orléans.

Ont collaboré à cette chronique :

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