(38) IsèreJazz Club de Grenoble

17/01/2019 – Manhu Roche quartet “Tribute to Michel Petrucciani Jazz Club de Grenoble

Ce soir le Jazz Club de Grenoble rend hommage à Michel Petrucciani, ce brillant pianiste et compositeur décédé il y a vingt ans déjà, à l’âge de trente sept ans.

C’est son ami d’enfance et compagnon de route musicale des dernières années Manhu Roche qui, avec son quartet, a mis sur pied le projet Tribute to Michel Petrucciani redonnant vie à l’œuvre de celui, qui par son énergie, sa joie de vivre et son inventivité, a tant donné au jazz.

Le saxophoniste Stéfano Cantini, qui a lui aussi accompagné Michel Petrucciani dans ses aventures italiennes, le contrebassiste François Gallix, Pierre de Bethmann au piano et Manhu Roche à la batterie , et voici le quartet en place pour une soirée gourmande.

D’emblée nous sommes transportés dans cet univers joyeux et dynamique, qui laisse la part belle à l’épanouissement des uns et des autres, à l’échange, à la connivence du collectif musical.

Que ce soit pour Rachid , One for us, Play me, Manhattan, Beautiful but why , Shooting stars, morceaux dynamiques ; ou pour I enjoy it’s a dance Mister MP morceaux plus doux, les musiciens sont là, traduisant à merveille l’art de dissimuler la sophistication sous une apparente simplicité pour citer Alex Duthil. Clavier subtile et élégant ; contrebasse dodue et rassurante ; batterie énergique et saxophone vibrant, puissant et inventif : Michel Petrucciani a sûrement du passer un bon moment !

Mais une surprise nous attendait. Le pianiste Alfio Origlio est venu rejoindre au piano Pierre de Bethmann, et à quatre mains ils ont offert au public  Dolphin dance  de Herbie Handcok. Moment improvisé, fort et émouvant, conséquence d’une véritable envie de rencontre et de convivialité. Et, comme l’a dit François Gallix : c’est ça le jazz !.

Le public en redemandait, alors, cette fois ce fut Salvatore Origlio qui s’est mis à la batterie avec Manhu Roche et ce fut à quatre mains aussi que la soirée s’est terminée avec Brasilian like.

Bel hommage que celui là !

Ont collaboré à cette chronique :

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