(69) Rhône

18/01/2019 – Kenzy Lamara La Vache Rouge

Tous les vendredis soir, le restaurant La Vache Rouge à Vénissieux devient club. Il faut dire que le boss, Lionel Laforest, aime le rock, le blues, désormais le jazz aussi, et qu’il se fait plaisir ; il met un point d’honneur à bien recevoir ses invités du soir, il leur offre une vraie scène avec une sono de classe et des lumières dont il aime s’occuper. Pour ce soir, c’est du côté de la soul music bien groovy qu’il est allé chercher son invité.

C’est en trio qu’il se présente ce soir et comme, au centre de la scène, c’est l’indispensable Hugo Crost qui envoi le boost, je suis très confiant. Kenzy Lamara est chanteur et guitariste, sans aucune hésitation un riff que l’on finit par identifier assurément, c’est Sex Machine, sans prévenir et en amuse-bouche, il faut l’oser. Et immédiatement, l’envie de l’écouter davantage. Le respect de La tradition sans aucun plagiat, voyons la suite… Je passe l’historique pour évoquer l’importance du tandem que forment un batteur et un bassiste, tout style musical confondu, inutile de redire qu’il est primordial mais par contre utile de préciser qu’Hugo et Pierre Gibbe “s’entendent comme deux larrons en foire”, à peine un coup d’œil et c’est parfaitement énergétique et nitro-propulsé. Je sais le groove de tout instant d’Hugo Crost, son inventivité, sa frappe, son tempo ; je découvre son alter ego à la basse cinq cordes. Justesse, son, toutes les techniques et jeu inventif sur fond de funk ensorcelant. Kenzy est très à l’aise lui aussi, il ne se contente pas de s’accompagner à la guitare il est guitariste, la demi caisse en bandoulière, le riff il connait mais l’impro également. C’est par un espèce de cours magistral qu’il va nous dérouler toute l’histoire de la musique de l’âme en y mettant sa sauce et ses arrangements personnels toujours à propos. De James Brown à Prince en passant par George Benson et Stevie Wonder, tout le « best of » nous est envoyé avec nuances et en nous démontrant, puisqu’il en est besoin encore, qu’à la Jamaïque, Bob Marley jouait la même musique à sa sauce nonchalante. Kiss pour terminer le premier set, tout aussi osé pour sûr ; cette belle énergie, Wendy, Lisa et Sheila l’auraient aimé…

P.S. le Boss a très envie de faire venir le jazz chez lui, il y a même une date déjà retenue, à vos agendas…

Ont collaboré à cette chronique :

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