(38) IsèreThéâtre du Vellein

31/01/2019 – Mélanie de Biasio au Théâtre du Vellein

Le monde de Mélanie De Biasio,  dans les oreilles et dans les yeux

 

On peut faire partie de son monde, ou passer à coté de ses intentions.Pour ma  part j’ai aimé. Je suis fan de cette atmosphère pesante et légère à la fois.

Le rideau se lève, ambiance mystique, fumée bleue et lumière sombre. Elle apparaît, silhouette fluette en legging et ballerines, cachée derrière le micro, sa flûte à la main.Premier contact avec le public, elle entonne let me love you… une déclaration.

Nous commençons son voyage initiatique. Elle raconte une histoire, elle est son histoire. Sa voix fragile et puissante à la fois, est ponctuée par sa flûte sensible aux notes légères, teintées d’accents authentiques  inspirés d’une savane mystérieuse.Ses mouvements sont lents, ses déplacements épurés sur la pointe des pieds.

Son album « Lillies », c’est le titre du concert, se découvre, elle le réinterprète totalement. Son Gold junkies devient plus lent, plus sourd et ténébreux. Le seul standard cover de son album Afro blue (créé par le percussionniste cubain Mongo Santamaria) est repris et se teinte d’échos africains revisités.

La présence d’un bassiste qui transforme le trio classique de l’album en quartet, apporte par moments une variante plus scandée et sèche sur Brother.

Le public semble surpris par cette  ambiance alchimique et cette transe intimiste nimbée de spleen. Cette musique à la sensibilité répétitive crée un envoûtement sensuel.

Quelques duos avec ses musiciens, dont le No deal de son album précédent avec le bassiste, quelques inspirations murmurées qui semblent tirées du « Paris Texas » de  Ry Cooder.

Elle s’éclipse ironiquement, après un seul rappel sur un autre standard I’m gonna leave you.

 

Line up : Mélanie de Biasio : voix et flûte ; Aarich Jesper : batterie ; Axel Gilain : basse, guitare ; Matthieu Van : piano, claviers

Ont collaboré à cette chronique :

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