(38) IsèreJazz Club de Grenoble

07/02/2019 – Momo Otani et Christophe Pannekoucke quartet Jazz club de Grenoble

Salvatore Origlio peut être remercié et félicité pour la qualité et la diversité de la programmation du Jazz Club de Grenoble.

Ce soir encore, une belle découverte avec Momo Otani et Christophe Pannekoucke Quartet.

Christophe Pannekoucke est un guitariste compositeur, qui vit une partie de l’année au Japon, et s’est inspiré du dynamisme du jazz japonnais, de son élégance. Avec sa talentueuse pianiste et épouse, Momo Otani, ce duo franco-japonais est accompagné du contrebassiste Michel Molines et du batteur Kevin Lucchetti, tous deux issus comme Christophe, du Conservatoire de Chambéry.

Ce qui retient l’attention au premier abord, c’est la grâce de Momo qui, avec délicatesse, semble effleurer les touches du piano. S’en dégage une sonorité à la fois douce et ferme qu’accompagne le vibrato cristallin de la Stratocaster de Christophe. Leur musique respire leur double culture : l’élégance, la douceur, la fraîcheur et l’énergie.

Au programme : des compositions de Momo et Christophe et des reprises de standards connus. L‘écume des jours inspiré du roman éponyme de Boris Vian est d’une douceur, d’une sobriété aérienne, respectées par les musiciens tout en retenue et intériorité. Le blues de Mamachari (le vélo de Maman), ou Lovers in the garden plus rythmés, laissent la bride sur le cou des instruments. Blow commence en douceur jusqu’à ce que la vague les emporte puis les ramène à la douceur. Et que dire de Smooth banana, qui comme l’indique son titre, est très sucré !

Les arrangements des standards : Ballad de Wayne Shorter, Skylark de Hoagy Carmichael, That’s all de Alan Brandt et Bob Haymes ou Lucky to be me (titre de leur dernier CD) de Bill Evans, sont comme le reste : subtils, chauds et élégants.

Cette chaleur se retrouve aussi dans l’entente entre les musiciens. Michel cajolant sa contrebasse et Kevin caressant sa batterie ont pu s’exprimer dans des solos réactifs au service de cette musique lumineuse.

Ont collaboré à cette chronique :

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