(69) RhôneL'Epicerie Moderne

28/02/2019 – Fred Wesley & The New JB’s à l’Epicerie Moderne

C’est ensuite à Fred Wesley & The New JB’s de prendre possession de la scène de l’Epicerie Moderne devant un public dense qui a bien révisé son James Brown dans l’attente de la soirée. Ce tromboniste de légende  s’est vite imposé sur la scène soul et funk d’abord derrière Ike et Tina Turner et ensuite avec James Brown dont il sera le directeur musical pendant quinze ans, côtoyant Maceo Parker et Pee Wee Ellis  dans les JB’S Horns. On le retrouve ensuite dans la mouvance de Georges Clinton avec Parliament et Funkadelic et plus généralement avec tous les musiciens de la planète Funk. En 2009 on le retrouve aux côtés du clarinettiste David Krakauer et du DJ SoCalled dans le trio Abraham Inc pour une musique mélangeant klezmer, funk et hip-hop. Plus récemment il  a décidé de revenir  au premier plan en relançant ses New JB’s avec une équipe d’instrumentistes chevronnés dans laquelle prend place Phillip Whack (saxophone), Gary Winters (trompette), Reggie Ward (guitare), Dwayne Dolphin (guitare basse), Peter Madsen (claviers) et Bruce Cox (batterie). 

Sur scène, c’est un véritable feu d’artifice sonore, ça joue vite, fort, partout et qui plus est ça  joue bien. Fred Wesley trône, plein centre sur un fauteuil pivotant et d’un œil avisé et circulaire dirige cette rutilante machine à funk. Pour débuter ce sera une version essentiellement instrumentale de Cold sweat du Godfather of soul. Le public est déjà chaud et lorsque Fred Wesley viendra le solliciter pour chanter avec lui sur Bop to the boogie, il réagira au quart de tour pour participer activement ce qui fera dire à Fred Wesley que le funk est comme une religion universelle unissant tous les pays. La période Parliament- Funkadelic n’est pas oubliée avec une reprise brûlante de Four play suivie d’un intermède carrément blues avec la reprise du classique Trick bag du bluesman de la nouvelle Orléans Earl King chanté par Fred Wesley en personne. Retour au funk avec une succession de composition qui ont marqué la carrière de Fred Wesley souvent avec ses complices des JB’s Horns comme Breaking bread ou Pass the peas  sur lequel l’ambiance est à son comble. Pour le final pas question de faire chuter l’ambiance bien sûr et ce sera Doin’t it to death (Gonna have a Funky good time) avec l’âme de James Brown flottant dans la salle et  en rappel après quatre-vingt-dix minutes intenses  House party comme pour retenir encore l’esprit de James Brown sur la musique.

Au final un concert intense et généreux ou nostalgie et énergie se marient à merveille.

Ont collaboré à cette chronique :

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