(26) Drôme

02/03/2019 – Lady Flow à L’Anecdote

C’était il y au moins dix ans, Miss White & the Drunken Piano soufflait un vent de fraîcheur et de liberté sur la planète jazz. Le trio, emmené par Marieke Huysmans-Berthoux cherchait sa place, naviguant entre différents courants, pop, jazz, hip-hop, difficile de lui coller une étiquette…

Puis le temps a passé, sans réussir à effacer le souvenir de ce trio si attachant. Se souvenir des belles choses…

Dix ans plus tard, c’est dans le Vercors, à Autrans, que le nom de Marieke réapparait en ouverture de la saison de la douzième saison de l’Anectode, petit bijou de culture, dans son écrin de montagnes. On avait bien entendu parler d’elle, de son projet fou de construire un bateau sur lequel elle voulait installer un piano qu’elle pourrait monter sur le pont pour faire des concerts de port en port. Alors curieux de découvrir Lady Flow et Pianocéan, nous prenons place au milieu du public habitué des lieux.

Béatrice Arbet, maîtresse des lieux annonce le concert en citant Apollinaire : « il est grand temps de rallumer les étoiles ! »

Robe noire, visage radieux éclairé d’un grand sourire, Marieke se sent chez elle à l’Anectode, un des ports d’attache où elle aime jeter l’ancre.

Le concert qui s’en suit est jalonné d’histoires de vie, de sa vie de femme, de navigatrice, de musicienne, mais aussi de ses rencontres, de ses galères, de ses pleurs, mais jamais de l’envie de renoncer, elle n’est pas de celles qui renoncent. Et puis elle parle de la rencontre de celui qui partage aujourd’hui sa vie. De cette union, Aran, fils de Neptune est né.

Elle chante ses histoires de mer, ses histoires de mère, joue ses compositions de “Water music” (un album piano solo enregistré dans son bateau). Sa voix, son piano, inexorablement liés l’un à l’autre, comme pour déjouer le roulis de la houle. Dans ses chansons, elle raconte La Ciotat, Binic, Galway, elle raconte les ici et les ailleurs … Il y a ici encore quelques beaux ailleurs !

 Sa voix pure et douce a des accents folk irlandais. Pour nous montrer comment se passent ses concerts entre deux averses, elle enfile une veste de quart et chante sous sa capuche.

Ce soir, Marieke a fait rêver le public. Avec Pianocéan, elle a réussi a rallumer les étoiles dans nos yeux. Bon vent et à bientôt !

Ont collaboré à cette chronique :

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