(26) DrômeJazz Action Valence

07/03/2019 – Connie and Blyde puis Laura Perrudin à JAV

Connie et Blyde comme leur va bien la phrase de Pascal Quignard : « Les graves se diffusent plus loin que les aigus dans le monde des oiseaux – comme la douleur dans le nôtre. »

Du violoncelle de Bruno Ducret  s‘élèvent notes et accents rythmiques, c’est là que vit le chant des mots de Caroline Sentis. Les deux musiciens nous portent tout près du monde – en équilibre.

Elle chante surtout en français, il joue souvent en pizzicato, ils nous entraînent ailleurs. Des formes musicales qui rejoignent le poumon sensuel de la vie.

Et parce qu’ils ont été lauréats du concours et prix du public de Crest Jazz Vocal, vous pourrez les entendre cet été à Crest ceci est un avis aux amateurs de voyages!

La soirée à Jazz Action Valence ne se termine pas là, avec Laura Perrudin s’ouvre un jazz électrique. Sa harpe n’est pas une harpe, ne cherchez pas un tableau de René Magritte, mais une composition musicale avec machines. Elle appelle ça une “usine à gaz”.  

Il est de notre époque de former des chants en solo. Qu’appelle-t-on solo ? Une performance pour une personne et des machines. Chaque son produit est traduit par la machine qui stratifie l’espace. Couches musicales imprégnées de voix. Un rythme donné par des coups sur la harpe chromatique électrique, une note ou deux jouée sur la harpe, une mélodie et tout se coupe, se recoupe, s’accompagne et s’enchaîne dans la voix enregistrée qui s’amplifie, résonne ou se tord…

Delay, échos, overdrive, saturation du son, pitch, jeux sur la hauteur du son. La musicienne travaille les traitements sonores comme on travaille son instrument. Elle joue sur la harpe, elle traite les pédales d’effets et l’ordinateur. Elle enregistre les pistes pour l’ingénieur du son Jeremy Rouault qui mixte(mixe) et spatialise le son. Le jazz est électronique ce soir.

Ont collaboré à cette chronique :

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