(38) IsèreVoiron Jazz Festival

18/03/2019 – Label Blues au Café Benoît pour le Voiron Jazz Festival

Que serait le Voiron Jazz Festival sans la trentaine d’apéros jazz répartis lors de ces deux semaines, jours de semaine et week-end sur la ville et les communes environnantes ?

Ce soir, c’est le patron très sympathique et coopératif du café Benoît, situé juste en face de la gare de Voiron, qui accueille Label Blues, groupe issu du conservatoire de Saint-Egrève.

Comme il se doit, on finalise l’installation des amplis et micros avec les moyens du bord. Le patron s’empresse et met la main à la pâte. Ça y est, tout le monde est prêt ! Y compris nos voisins spectateurs qui font à peu près tous les apéros jazz du festival.

L’introduction de Thrill Is Gone de B.B King, est tranquille, Régis à la batterie marque bien le tempo. Fabrice, au sax soprano, nous offre un chant mélodieux. Un  long passage instrumental termine le morceau. 

Le café est archi plein ! Les retardataires sont maintenant obligés de suivre le concert à travers la baie vitrée. Tout est en place ! Sur Help Me de Sonny Boy Williamson II, l’ensemble enveloppe bien la voix de Pierre-Yves, très juste et bien posée. Cette complainte sensible est bien mise en valeur par le sax. 

Denis introduit chaque morceau de blues par une petite anecdote ou une explication : plutôt que de risquer des ennuis avec son patron, le compositeur se plaindra plutôt de sa femme, ce qui se traduira par une ambiance joviale et un rythme très appuyé pour Five Long Years

Un autre thème de B.B. King, et aussi grand succès d’Éric Clapton, I’m Tore Down (Je suis torché) démarre en trombe ! Régis s’anime, s’agite, fait éclater les cymbales. Gilbert à la basse, Denis et Pierre-Yves à la guitare font vrombir leurs instruments. Xavier fait courir ses doigts sur son clavier. 

Alterneront des thèmes plus cool et d’autres plus rugissants, animant la salle qui se fait plaisir. Sur Sweet Home Chicago, s’il y avait eu de la place dans le bar, on aurait dansé ! Ambiance ! Puissance des musiciens ! Une voix qui swingue, une batterie qui ne nous lâche pas, un saxophone alto qui bourdonne et danse, c’est la joie ! La guitare, en solo, ne cache pas son plaisir. Et on repart pour Chicago en tapant des mains.

Le groupe poursuit avec Mustang Sally. La batterie éclate, la voix aussi. Un chorus de guitare plein d’entrain sera suivi par le sax alto très chaleureux. La rythmique est lancée. Le sax conclura en sourdine…

Le rappel, bien réclamé par le public, échauffera encore plus la salle. Ce sera 99 ½ de Wilson Pickett. Ardeur, éclat, explosion, agitation, fureur… N’en demandez plus ! La toute petite fille de Régis veut apprendre la batterie… Les chiens ne font pas des chats !

 

Denis Anselmet : guitare, leader ; Fabrice Bon : saxophones alto et soprano ; Pierre-Yves Girard-Sopet : chant, guitare ; Gilbert Kock : basse ; Xavier Mulatier : claviers ; Régis Schneider : batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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