(38) IsèreVoiron Jazz Festival

19/103/2019 – Trio Sourisse, Charlier, Winsberg au Voiron Jazz Festival

« Osons le jazz » Voilà le leitmotiv d’Anne Mahey, la charmante et efficace Directrice artistique du Voiron Jazz Festival, qui ose !

Ce soir, elle a fait appel au « régional de l’étape » comme il le dit lui même, puisque Benoît Sourisse est né à Grenoble.

Benoît Sourisse, pianiste et organiste réputé, et son ami de trente ans l’excellent batteur André Charlier, ont proposé au guitariste Louis Winsberg de les rejoindre pour rendre, à leur façon, un hommage au grand saxophoniste et compositeur Michael Brecker, multi-récompensé et décédé prématurément en 2007.

Cependant pas de saxophone pour cet hommage, mais le talent et la créativité de chacun des membres de ce trio dans l’esprit de la musique de Michael Brecker. Celui-ci s’est illustré dès les années 80 avec son frère Randy et leur groupe de fusion jazz-funk Brecker Brothers, un des plus innovants et populaires de la décennie. Mais aussi avec Mike Mainieri, avec qui il fondera le groupe de fusion jazz-rock Steps Ahead.

Un orgue Hammond, une batterie et une guitare électrique, de ces trois instruments le trio a fait sortir des sonorités inattendues, fortes, électriques, vibrantes, entraînant folie, exubérance, swing endiablé. Louis Winsberg, le fondateur du groupe Sixun, un des premiers groupes français de jazz fusion, exprime dans sa rythmique son expérience multiculturelle des musiques qui l’ont inspiré.

Hommage était rendu aussi à Don Grolnick, autre pianiste de génie, avec trois morceaux magnifiques Minsk, Talking to myself et la ballade The cost of living. Benoît Sourisse tout en dextérité et finesse passait, avec son beau sourire, d’un rythme à l’autre, entraînant d’un regard son complice André Charlier maître de sa batterie.

Après Never Alone, Oups, Madame Toulouse, entr’autres, le Trio nous a offert pour terminer la soirée en douceur, une très jolie ballade plus intimiste Four sleepers de Don Grolnick avec cette fois une guitare acoustique, un pandero et l’orgue Hammond. Merci pour ce cadeau final !

Ont collaboré à cette chronique :

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