(69) Rhône

11/04/2019 – Robyn Bennett au Ninkasi Kao

La pétulante chanteuse Robyn Bennett débarque enfin à Lyon, c’est son premier concert dans la capitale des Gaules et elle se dit toute émue.

Elle vient avec sa formation habituelle présenter son dernier opus « Glow ».

Robe courte en lamé, chignon sage (au début) et un enthousiasme de premier choix. Elle a tout pour emballer une salle qui ne demande que ça.

Elle entame son concert avec quelques morceaux « anciens » de ses précédents albums « The wait » et « The song is you ».
On aborde un joli virage avec un House of rising sun démarré a capella avec une superbe intensité. Le guitariste Eric Delval s’en mêle jeu pour un chouette dialogue.

Place ensuite à quelques titres de l’album « Glow ». Ça pousse, ça balance, ça swingue. La dame s’y connaît pour faire remuer les pieds. Le trombone du très complice Ben van Hille envoie du grave.
Un petit message politique avec Together as one suite à l’élection de Trump histoire de blanchir la réputation des Américains à cette pantalonnade.

Sur Ok, All right le public est mis à contribution et apparemment Robyn dispose d’un vivier de fans qui savent d’emblée quoi faire pour l’accompagner.

Surprise, au milieu du concert elle reprend Je rêvais d’un autre monde de Téléphone dans un Français parfait (il faut dire qu’elle parle à la perfection la langue de Molière).

On croit le concert arrivé à son terme… et bien non le rappel s’étendra sur trois chansons dont un hommage à Samantha, sa professeure de danse, emprisonnée pour un crime qu’elle n’aurait pas commis (un comble de faux pas pour une adoratrice de Terpsychore) avant de finir sur une note plus enjouée qui file la banane à tout le monde.

Nous avons passé une sympathique soirée au Kao si ce n’était la sono poussive et parfois défaillante.

Xavier Sibre: saxophones ; Ben van Hille: trombone ; Eric Delval: guitare ; Stan Augris: batterie ; Gino Chantoiseau: contrebasse ; Laurian Daire: claviers

 

Pour mémoire la chronique et l’interview d’Eric Torlini en mars 2016

Ont collaboré à cette chronique :

X