(69) Rhône

14/04/2019 – Le Brass Band de Lyon invite le Big Band de Brignais à la salle Sainte Hélène (Lyon 2ème)

Le Brass Band de Lyon pour son gala annuel invite le « petit orchestre » du Big Band de Brignais (quatre trompettes , quatre trombones, cinq saxophones, une rythmique (piano, contrebasse, batterie) soit dix sept musiciens avec le directeur Raphaël Minfray).

Le Big Band de Brignais propose un set de chansons qui ont toutes été interprétées par « the voice » , Frank Sinatra.

Des immenses standards tous plus connus les uns que les autres. Muriel Gigan et Gaël Bruel (le fils de Bernard Bruel) au chant vont faire plus qu’accompagner l’orchestre, ils feront montre d’un grand professionnalisme et d’une grande sensibilité : I’ve got you under my skin ; Cheek to cheek ; My funny Valentine (magnifique interprétation de Gaël qui file des frissons) ; Blue moon ; Luck be a lady ; My way ; It was a very good year ; Let’s face the music and dance et pour finir l’indispensable New York New York où l’on retrouve ensemble les deux chanteurs.

Un set rutilant et étincelant qui est passé à la vitesse de la lumière tellement il balançait bien.

A noter également les présentations caustiques et décalées de Thierry Caillat, saxophoniste et président du big band.

 

Changement de dimension avec le Brass Band de Lyon. Une trentaine de musiciens sur scène. Ce type de formation est très codifié et doit comporter :

  • 1 cornet soprano en mi bémol
  • 4 cornets solos en si bémol (dont un principal)
  • 1 cornet repiano en si bémol2 deuxièmes cornets en si bémol
  • 2 troisièmes cornets en si bémol
  • 1 bugle en si bémol
  • 3 saxhorns alto en mi bémol
  • 2 saxhorns baryton en si bémol
  • 2 euphoniums en si bémol
  • 2 trombones ténor en si bémol ou en ut
  • 1 trombone basse en ut
  • 2 tubas basse en si bémol
  • 2 tubas contrebasse en mi bémol
  • 3 ou 4 percussionnistes

Précis, non ?

Le Brass Band de Lyon est une « bête à concours » et évolue dans la division « honneur »  au niveau national et a obtenu la troisième place en 2019 au concours d’Amiens.

Ici on quitte le jazz pour un répertoire classique avec même la reprise du concerto pour cor numéro 3 de WA Mozart et la venue d’une jeune surdouée de douze ans au cor solo Manuela Bianchi.

Musicalement c’est très intéressant de voir fonctionner ce paquebot de trente musiciens sous la baguette de son chef Julien Roh. Un son volontairement compact (les musiciens sont serrés les uns contre les autres), des arrangements très fins autorisés par certains pupitres pléthoriques (les cornets et les tubas en tous genres).

 

Ont collaboré à cette chronique :

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