(69) RhôneLa Clef de Voute

25/04/2019 – Tatiana Alamartine « Fluidity » à La Clef de Voûte

En dépit des cataractes qui s’abattent sur la ville, direction les Pentes pour découvrir à La Clef de Voûte le nouveau projet en quartet de la pianiste Tatiana Alamartine. Elle s’est entourée du soufflant Aloïs Benoît qui alternera euphonium et trombone, du bassiste Clément Jourdan et du batteur Wendlavim Zabsonré.

Carton plein, la salle affiche complet. C’est toujours plaisant et pour l’ambiance et pour les musiciens.

Le set débute  avec un thème qui ressemble à Spain ou plutôt un dérangement « maison » du tube de Chick Corea. Ce genre d’exercice est toujours intrigant.

Suit Méditation de Clément ; un rythme constant du début à la fin marqué par la caisse claire et le charleston d’une façon entêtante pour permettre au trombone avec sa sourdine de s’exprimer calmement. Suivront plusieurs compositions de Tatiana dont  Spring Inspiration où l’on retrouve toute la fougue de ces jeunes musiciens qui aiment dévaler des pentes de notes.

On calme le jeu avec une reprise très subtile de Béatrice de Sam Rivers où encore une fois le trombone tient une place centrale et où Clément Jourdan peut enfin nous proposer un chorus de basse.

Le second set débute par un solo d’improvisation au piano où l’on retrouve par moments des inspirations « à la Jarrett ».

Le troisième morceau est copieux : Système d’équations à deux inconnues (il suffit de voir les nombreuses pages qui ornent le pupitre du piano) cela démarre plutôt calmement avant de s’envoler au piano puis à l’euphonium avant que les deux autres compères y aillent de leur solo. Un morceau varié et plaisant.

Le set se termine par une composition toute guillerette et amusante Lucky, effet accentué par la sourdine du trombone « solotone »  augmentée d’un kazoo à l’effet étonnant.

Cette jeune formation aura réussi à nous tenir en haleine tout au long de son concert en alternant les rythmes et les compositions de l’une ou de l’un avec une belle assurance à l’attention d’un public sous le charme.

Ont collaboré à cette chronique :

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