(69) RhôneHot Club

12/06/2019 – Sylva L. Trio & Holy Stone Combo au Hot Club

Deux formations se sont données rendez-vous au Hot Club. Gérard Vidon nous les présente avec sa verve légendaire. C’est Sylva L. Trio qui ouvre la soirée.

Fred G.  rejoint le piano, Laurent P. la contrebasse et Sylva L. le micro. Gee, Baby, Ain’t I Good to You de Razaf et Redman, Peel me a grape  de Frischberg, Moon over Bourbon Street de Sting, Send Me to the Electric Chair  de Fletcher Henderson sont joués en trio.  Just Sometimes de Norma Winstone, Sister Moon de Sting, Jolene de Dolly Parton le sont en duo piano/voix. Je t’aime (lu) et Air vif  (chanté) de Paul Eluard précèdent Serge Gainsbourg, « un autre poète » avec Ces petits riens et L’eau à la bouche  interprété avec la chanteuse Priscilla et le batteur Michel qui se joignent au trio. Le quintet poursuit avec No Moon at All de Mann et Evans avant de conclure avec une version bilingue de QuizasQuizasQuizas/Perhaps, Perhaps, Perhaps de Farres/Cole. Cette première heure nous a permis de réviser nos standards en bonne compagnie, rappelant au passage qu’ils ne sont pas tous issus du Realbook et que le jazz est avant tout une musique de partage. 

Holy Stone Combo monte sur scène. Devant : Christian Chaix au trombone,  Frédéric Simon au saxophone soprano, Daniel Mirabeau au saxophone alto, derrière  Maurice Revelli à la guitare, Laurent Petitguyot et  Michel  Duchamp qui retrouvent leur contrebasse et leur batterie. Cool cats et Push And Pull de Tony Allen ouvrent le set en mode afrobeat. Puerto Rican Folk SongLet Freedom Reign et Calypsotopia  de Samy Thiébault sont plus caribéens. Deux titres du groupe suédois/haïtien Simbi, Contredanse et Racines terminent ce second set. Les six Pierre-Bénitains ont choisi un répertoire qui sort des sentiers battus. Les arrangements de Daniel Mirabeau mettent en valeur l’originalité de l’instrumentarium. Au fil du concert chacun a droit à quelques soli bien troussés : la délicatesse de la guitare, l’infaillibilité de la contrebasse, l’expérience de la batterie, l’assurance du trombone, la fragilité du soprano, le métier de l’alto. L’arrangeur veille au grain et dirige discrètement le tout. Le sextet est au service d’une musique assise sur des rythmes afro-caribéens bien en place qui permettent aux soufflants de lui donner les couleurs d’un jazz des plus chaleureux.

C’était la soirée idéale pour  préparer nos oreilles aux soirées festivalières de notre été !

Ont collaboré à cette chronique :

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