(69) RhôneJazz à Cours & à Jardins

16/06/2019 – Soirée piano solo de Jazz à Cours et à Jardins

Le soleil ayant décidé d’offrir ses rayons au dernier concert du festival, le somptueux  jardin de l’Hôtel Saint Joseph de Sainte Foy-lès-Lyon lui servit d’écrin. Le magnifique Steinway noir trônait à l’ombre des grands arbres, les roues bien plantées dans la verte pelouse et les blanches fleurs de trèfle. La parité fut de la partie… Après les présentations et remerciements d’usage (une présidente, une marraine et deux directeurs !), un pianiste brésilien et une pianiste allemande vinrent successivement s’asseoir sur la banquette.

Tout de blanc vêtu, Ewerton Oliveira avait choisi de commencer avec un traditionnel afro-brésilien : Ponto de Ogum. Puis ce furent ses propres morceaux qu’il nous offrit : Arebo, Flor de beguine, Tia, Lembrança n°1, Ponto de areia, Virado no baque… 

So(m)brement vêtue, Maria Baptist attaqua avec  le titre éponyme de son nouvel album Resonance. S’en suivirent d’autres compositions personnelles : Urban meditation, The High Line, After the Darkness, The Blossom, Raising the Frequencies, Blue hour, Cloud 9, Falling night,  Stillness Speaks, Running et un « encore » The Moon Stood Still

Félicitations à l’équipe de sonorisation qui sut transformer un parc fidésien en salle Pleyel, en valorisant avec brio la Rolls du piano prêtée au festival ! Les vingt doigts et les quatre pieds qui la conduisirent en ce dimanche durent s’en délecter tout autant que nos oreilles…

Les plaisirs de l’écoute ont été bien différents. Les écoles l’étaient tout autant, ancrées dans la tradition brésilienne ou dans la rigueur classique. La virtuosité était au rendez-vous, qu’elle fût dans la nuance et la délicatesse ou dans la puissance et la précision. Les grillons et les oiseaux se faisaient entendre lors des passages les plus sereins. Une lointaine cloche marqua 19 heures. Le soleil déclinait lentement au fil des deux sets. Le vent se leva, se calma puis fraîchit peu à peu l’atmosphère de cette huitième édition qui s’achevait tranquillement. Les voyages (im)mobiles de cette édition nous avaient apporté leur lot de découvertes, venues d’ici et d’ailleurs… Adiós, Arrivederci, Zbohom, À la revoyure, Adeus, Auf wiedersehen… 

 

 

Ont collaboré à cette chronique :

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