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11/07/2019 – Marcus Miller aux Musicales du Parc des oiseaux à Villars les Dombes

Que dire de Marcus Miller ? Tout a presque déjà été dit à propos cet artiste hors norme. Un lieu insolite pour sa tournée « Laid Back ».

Funk et fusion pour les oiseaux de Villars !

Jazz dans la nature au bord de la Dombes, ses eaux calmes, à l’heure où les oiseaux méditent. Une mini arène à ciel ouvert pour un public quasi confidentiel et privilégié de quelques huit cents personnes. Son « Laid Back tour » issu de son dernier album bien sûr, mais, pas que …  « Afrodeezia », « Renaissance » font également partie du programme.

Une entame sèche avec 7-T’s de ce dernier album sur lequel Trombone shorty (absent) s’échappe de son jeu naturel. Puis s’enchaîne…… Unchained soutenu par la batterie carrée, pointue, mi groove, mi acide d’Alex Bailey. Welcome in Funky park des oiseaux.

Marcus est très famille, il dédie son troisième morceau à sa belle-mère Bunny décédée récemment. Bunny’dream ou Sublimity une belle composition pleine de sentiments enjoués et tristes à la fois.

Le public un peu froid au démarrage, un peu comme les oiseaux endormis par le soir naissant, s’anime enfin et se met au diapason du maître. Quelques réminiscences de Renaissance 2012, avec le somptueux et tonique Détroit, groove, groove groove ! L’expert du taping et slaping se déchaîne sur sa « magic Fender ». Un hommage à Miles sur Preacher’s kid premier morceau électrisant le jazz fusion, mais aussi à son père décédé dans l’année. Remarquables rif et solo alternatifs de la trompette de Russel Gunn, et du ténor d’Alex Han rivalisant dans des phrasés sans faille. Fougue et romantisme des claviéristes, qui se répondent et s’interpellent. Une découverte, le pianiste James Francies, qui nous sert des impros démentielles et enivrantes. Les notes claquent et virevoltent à une allure stratosphérique dans un lyrisme inspiré. Hylife chauffe le public. Puis relâchant sa Fender, il chausse sa clarinette basse privilège Selmer dont il excelle pour How great thou art, un moment où le temps s’arrête. Immanquablement il réimprovise sur son standard Tutu, délire de Miles attendu par tous pour terminer ce heat in the night. Un rappel avec Blast, il ne nous manque que son interprétation de « Papa was a rolling stone », pour accomplir ses classiques. Une autre fois sans doute.

Marcus Miller: basse, clarinette basse ; Alex Han: saxophone ténor ; Russel Gunn: trompette ; James Francies: piano ; Julian Pollack: claviers ; Alex Bailey: batterie

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