(38) IsèreJazz à Vienne

14/07/2019 – Jazz à Vienne 2019, le pré-bilan

Voilà, les feux de la All Night Jazz se sont éteints et cela signe la fin de cette édition 2019 de Jazz à Vienne. La trente-neuvième.

Dès samedi 13 juillet, en fin d’après-midi, les organisateurs se livraient à l’exercice du pré-bilan avec son lot de surprises et de déceptions.

Thierry Kovacs, maire de Vienne et Président de l’EPIC Jazz à Vienne prenait la parole en premier pour rappeler  que contrairement à 2018, la météo n’avait pas épargné cette édition.

Cela commençait par l’annulation du concert d’ouverture réservé au jeune public pour la première fois, à cause de la canicule. Décision prise par les Académies de l’Isère et du Rhône. Première pilule .

Ensuite le 1er juillet, avec l’important orage qui a commencé quelques minutes avant le concert, la pluie « à l’horizontale » qui a touché les équipements scéniques, les organisateurs ont été contraints d’annuler, pour la première fois en trente-neuf ans, le concert prévu avec Ben Harper et Zac Harmon en première partie. Une soirée qui aurait dû se jouer à guichets fermés. Seconde pilule amère. Triste consolation, l’évacuation du Théâtre Antique s’est fort bien passée, dans le calme.
Thierry Kovacs adresse ses remerciements à toute les équipes de Jazz à Vienne qui ont su passer ce cap haut la main.
Et puis, en deux heures l’équipe de programmation a pu proposer une nouvelle date pour Ben Harper.

Avec tous ces facteurs on craignait une fréquentation moindre qu’en 2018, il n’en fut rien.

L’espace de Cybèle cette année a été optimisé quant aux espaces et a explosé en terme de fréquentation.

Les cafetiers viennois également sont heureux, notamment de la soirée du 1er juillet où nombre de festivaliers ont terminé leur soirée dans les établissements de la ville.

Du côté des chiffres : 221 000 festivaliers  en 2018 ; 229 000 en 2919, nouveau record
74 500 entrées payantes au Théâtre Antique à ce chiffre il manque les 6000 scolaires du concert d’ouverture, donc une bonne fréquentation au Théâtre Antique.
Offre gratuite : 154 500 festivaliers dont Cybèle 96 000 contre 76 500 en 2018.

Benjamin Tanguy, directeur artistique du festival, revient sur certaines soirées de cette édition à commencer par  la création de Up Above My Head, en ouverture de festival ; l’Africa symphonic de Manu Dibango et bien sûr le « Bagatelles Marathon » de John Zorn. Soirées qui participent de la mission de création de Jazz à Vienne, même si elles ne sont pas les plus rentables.
Il revient sur la volonté de mettre en avant les jazz des Caraïbes lors de cette édition. Avec la présence de nombreux festivals de là-bas.
Enfin un chiffre qui lui tient à coeur : 20% d’augmentation de fréquentation sur la tranche 15-25 ans. (À rapprocher de la politique tarifaire à 30 €)

Pour conclure, il lève le rideau sur l’affichiste de l’édition 2020, la quarantième, ce sera Juanjo Guarnido, un ex de Walt Disney, à classer dans le « Top 3 » des auteurs de BD contemporains connu entre autres pour sa série Blacksad.

Merci Cybèle !

SuperGombo à Cybèle le 04/07/2019

Pour clore cette chronique, je tiens à remercier une fois encore toute l’équipe de Cybèle pour le professionnalisme et la cordialité dont elle a fait montre durant toute la quinzaine.

Nonobstant le fait d’assurer cent quatre (104 !) concerts entre les différentes scènes dont elle a la responsabilité (Cybèle, Kiosque, Lettres sur cour, Jazz Ô Musée, Saint-André-le-Bas, Jazz-for-kids), cette équipe somme toute modeste (ils ne sont que vingt-deux) reçoit des centaines de musiciens et les traite tous avec les mêmes égards, ce qui ne laisse pas de surprendre ceux-ci, amateurs ou célèbres.

Cette année Cybèle a vécu un grosse pression liée au formidable développement du public (96 000 festivaliers dénombrés, +19% par rapport à 2018) certains soirs la circulation était compliquée vu l’affluence. Qu’importe, aucun concert n’a commencé en retard, et les intempéries n’ont pas altéré le moral des troupes. Les photographes et journalistes étaient ici plus que tolérés. 
Comme je l’écrivais il y a quelques années, Cybèle est « The Place To Be » (voir ici), et cela se vérifie d’année en année.
Merci, donc, à Guillaume Blanc et à toute son équipe pour l’accueil qui nous a permis de travailler sereinement durant ces deux semaines éprouvantes.

Personnellement je conserverai en mémoire quelques dates : 
Tout d’abord le niveau du Tremplin RéZZo-Focal avec mon coup de coeur le Raoul Jazz Clan, qui n’a pas gagné mais qui m’a bien tapé dans l’oreille (voir la chronique de Jean-Marc Aguirre). Ensuite la prestation de SuperGombo, emmené par Etienne Kermarc qui a enflammé le plateau de Cybèle (voir ici).

Mais il y a aussi les concerts « cadeau » de Macha Gharibian Trio (voir ici), de Daniel Zimmermann Quartet (voir ici).
Parmi les nombreux big bands présentés à Cybèle celui qui nous a le plus impressionnés a été sans conteste celui de University Missouri Saint-Louis Jazz Ensemble, une jolie claque (voir ici).

Enfin il convient de rappeler que Cybèle est une formidable scène pour toutes les écoles et conservatoires de la région qui sont invités à s’y produire, lieu idéal de découverte des talents de demain.

Autant vous dire que j’ai passé une magnifique quinzaine à Cybèle de 12h30 à 01h30 tous les jours (sauf les dimanches où cela finissait plus tôt).

Ont collaboré à cette chronique :

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