(26) DrômePoët Laval Jazz

20/07/2019 -Théo Ceccaldi & Roberto Negro au Poët-Laval Jazzs Festival

La soirée allait être riche en claques à commencer celle infligée par ce duo de complices. Cf. leur concert du club de Minuit en 2016

Ces deux frères en musique ont sorti un projet un peu « surprise » en mars dernier intitulé « Montevago », château au-dessus de Palerme où ils avaient tourné le clip de leur « Danse de salon ».
On les attendait sur une suite à leur « Danse de salon » et ils ont bifurqué vers autre chose. Un dialogue quasi intimiste entre leurs deux instruments.

Roberto Negro au piano et Théo Ceccaldi au violon. Tous deux virtuoses sur leur instrument.

Pas de round d’observation, Théo démarre très fort soutenu par son compère. Il explore toutes les facettes de son instrument avec l’archet ou en pizzicato.
La connection est palpable. Roberto scrute chaque mouvement, répond, relance. Les deux ont un langage commun sophistiqué. Une énergie de tous les instants, des montées en tension hallucinantes. On retient notre respiration cherchant où ils nous emmènent. Rien de convenu. Une musique très libre. Quand Roberto joue en solo Théo vit le truc, s’appuie sur le piano, danse avec Roberto. Le violon revient, la fusion est totale. La générosité est au rendez-vous.
Zodiac poisson introduit un synthétiseur et une dimension moderne au duo, des paroles rigolotes amènent le côté foutraque et décalé que l’on attendait de ces deux explorateurs.

Le public est à la fois éberlué et fasciné par tant d’extravagance, de maîtrise…et de perfection.

Une mention spéciale pour le fidèle ingé-son du duo, Matthieu Pion, qui a su si bien soigner nos oreilles.

Ont collaboré à cette chronique :

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