(26) DrômePoët Laval Jazz

21/07/2019 – Nefertiti Quartet au Poët-Laval Jazzs Festival

Où l’on apprend enfin que ce quartet tient son nom de l’album de Wayne Shorter.

Cette formation que nous avions découverte en juillet 2016 au Crescent à Mâcon tient toutes ses promesses, a rafflé de nombreux prix et publié deux albums.

Le concert débute par Déluge encore un emprunt involontaire à Shorter. Un titre de leur premier album « Danses futuristes. »
Il se poursuit par Morse Code, titre éponyme de leur second album. Cet album pousse un peu plus loin le travail sur les rythmes, et c’est cette exploration que nous propose le quartet au cours du set. Le sax de Camille Maussion est très mesuré, n’hésite pas à s’accorder des silences, cela respire et nous rafraîchit.

Sur Le chien à trois pattes on entend plusieurs chorus, de soprano, de contrebasse puis de clavier. Morceau très équilibré qui nous fait apprécier toute l’inventivité des compositions de Delphine Deau.

The drum triumph serait un morceau difficile à mettre en place nous confie Delphine, mais pour une écoute des plus agréables en dépit de rythmes complexes et changeants. Mais c’est ici l’exercice auquel se livrent ces musiciens.

Vers la fin on retrouve le fameux 614 dont on ignore toujours le secret mais qui pulse de plus en plus fort.

On apprend ensuite que S.O.S. signifie « Save Our Soul » ou « Save Our Ship » ou encore « Send Out Succour » et que c’était le premier code Morse inventé (trois brèves ; trois longues ; trois brèves) : · · · — — — · · · ; et le quartet de broder autour de cette séquence. Cela monte fort en intensité, le ténor de Camille a le champ libre.

Hymne à la folie, encore un morceau de Morse Code. Bien dynamique et rythmé avec un petit passage calme où les cigales se sont invitées, ce qui a fait sourire tout le monde, public et musiciens (Remember Ella à Juan en 1964).

Cela fait plaisir de revoir des groupes après trois années, de les voir progresser, rester soudés.

Delphine Deau: piano ; Camille Maussion: saxophones ; Pedro Ferreira: contrebasse Pierre Demange: batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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