(26) DrômePoët Laval Jazz

21/07/2019 – Raphaël Imbert « Music is my hope » au Poët-Laval Jazzs Festival

Le septet de Raphaël Imbert vient nous présenter son dernier opus « Music is my hope »  qui reprend des chansons sous forme de blues,  de negro spirituals, de soul, des protest songs voire de la folk pour exprimer tout ce que la musique peut nous offrir. C’est aussi un hommage à Paul Robeson (1898-1976), « noir-sportif de haut niveau-artiste-communiste … et beau », bref une idole. 

Raphaël Imbert est magnifiquement entouré : Marion Rampal et Aurore Imbert (sa sœur) à la voix ; Thomas Weirich et Pierre Durand aux guitares ; Pierre-Francois Blanchard aux claviers et Jean-Luc Di Fraya à la batterie et aux choeurs .

Sans oublier les milliers de fourmis mâles ailées en quête d’une reine qui partagent la scène avec les musiciens.

« Bienvenue à ce festival Jazz & Entomologie et à ces hyménoptères» nous annonce non sans humour Raphaël Imbert.

Le set démarre très doucement avec Didn’t my Lord deliver Daniel (sous entendu « et pourquoi pas nous ») et Peat Bog Soldier (premier chant anti-fasciste composé en 1934 dans les camps de concentration allemands), deux morceaux du répertoire de Paul Robeson. On poursuit avec Blue prelude, une chanson d’amour blues qui se termine mal avec Marion Rampal à la manœuvre.

Sur Lady on earth on apprécie la voix magnifique d’Aurore Imbert, chanson qu’elle a composée, tandis que son frère est passé au piano, puis a permuté avec Pierre-François Blanchard au clavier.

On passe par une chanson de Joni Mitchell « la plus grande chanteuse de jazz vivante » d’après Raphaël, The circle game. Ça c’est pour le volet folk du répertoire.

Arrive Shenandoah avec une guitare calmissime et la voix sublime de Marion Rampal ; elle nous transporte très haut avant de laisser la place à des chorus d’orgue et de guitare.

Place ensuite à une composition de Raphaël, Easter Queen, sur des paroles d’Aurore. Puis Here’s the song avec des paroles de Marion. Un morceau foutraque et carrément free par moments.

On finit le concert avec Showboat to Delphi qui est prétexte à placer le « meilleur jeu de mot de Goscigny : La Pythie vient en mangeant »… il fallait le faire.

Le public est enthousiaste devant tant de générosité et de talent.

Le rappel se fera avec Sweat River Blues du précédent album « Music is my home ».

Un magnifique concert, varié pour achever cette sixième édition du Poët-Laval Jazzs Festival.

Ont collaboré à cette chronique :

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