(26) DrômeCrest Jazz Vocal

27/07/2019 – Daniel Zimmermann Quartet au Crest Jazz Vocal

Après les présentations d’usage du président Alain Bellon et de Franck Edouard, représentant la SPEDIDAM, le quartet du tromboniste Daniel Zimmermann prend possession de la scène des Moulinages, repli au sec pour cette soirée pluvio-orageuse. Le guitariste Pierre Durand, le bassiste Mathias Allamane et le batteur Julien Charlet sont là pour interpréter un programme essentiellement puisé dans l’album Montagnes Russes

Au temps ôtant prend son temps, tout en douceur, entre le trombone velouté et la guitare soyeuse, la basse solide et la batterie inventive. Flying Pachydermes (issu de Bone Machine) se veut plus funky avec un somptueux solo de guitare et un suave trombone bouché. Dans le nu de la vie reste dans la même veine, quoiqu’un peu plus rock, avec l’usage étonnant d’un ticket de métro sous les cordes de guitare. Comme on Baby encore plus funk se pare d’un copieux solo de batterie. Le tout indiqué Tiens aujourd’hui il ne fait pas beau est plus atmosphérique, plein de nuances et de contrastes. Le groove imparable de Mamelles conclut cette première heure que Daniel Zimmermann aurait bien aimé prolonger…

Le quartet offre une vraie prestation de groupe faite d’échanges et de complicité. Les compositions proposent des voyages variés, tous différents, interprétés avec virtuosité. Le « leader » laisse beaucoup d’espace à son très expressif guitariste, prend le temps de présenter ses comparses et ses compositions, entre en sympathie avec le public grâce à sa bonne humeur et son humour. On en reprendrait bien une louche, mais l’habitude des longues soirées en trois parties nous fait entendre raison…

Ont collaboré à cette chronique :

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