Notre dernier cinq à sept de la semaine nous permet de découvrir le duo Dyas, avant dernier candidat du concours.

La voix de Joséphine Chloé sonne sur la place, bientôt rejointe par la basse d’Éric Delblond, paroles anglaises et vocalises se succèdent dans No more Sugar interprété tout en douceur. Le vent a découvert le handpan (percussion née en Suisse au début du siècle) de Joséphine qu’elle utilise pour l’introduction de The Letter, délicate chanson qui précède les présentations. Puis Still Blue poursuit ce doux voyage qui passe par une reprise d’Afro Blue subtilement revisité par les deux amis qui avaient commencé leur exploration musicale avec le thème de Mongo Santamaria. Pour le final, on découvre que le handpan peut être joué des deux côtés ! Puis la basse slappée ouvre Évidence chantée en français sur un rythme plus caribéen. C’est d’ailleurs en créole que Joséphine, qui a lâché les cheveux,  chante Karukera, écrite par Éric, d’origine guadeloupéenne. Tout en subtilité, Nature Boy d’Eden Ahbez s’accommode parfaitement de l’arrangement du duo qui s’ouvre sur un solo de basse d’une grande finesse. Titre éponyme de leur EP cinq titres, le groove de She’s watching permet au public de taper dans les mains et chanter le refrain avec Joséphine.

Le concert de Dyas évolue en état de grâce. L’amitié et la complicité des deux musiciens, leur bienveillance font plaisir à voir et à entendre. Les sourires, les regards, l’univers sonore créé, la finesse des compositions et des reprises, la maîtrise des improvisations, tout concourt à faire de ce set un des sommets du concours.

Ont collaboré à cette chronique :

X