(26) DrômeBlue Motte Jazz Festival

06/08/2019 – Les Doigts de l’Homme au Blue Motte Jazz Festival

« Après Los Angeles, New York, Montreal, Moscou, Vienne nous avons le plaisir d’accueillir Les Doigts de l’Homme à La Motte-Chalancon ». C’est un président de festival heureux qui présente la soirée. Pour la première fois le panneau « complet » a été bricolé à la hâte. Il faut dire que ce groupe « d’Ardèche du nord » fait toujours recette et est gage d’une bonne soirée.

Le set débute avec le noyau dur des Doigts de l’Homme à savoir Olivier Kikteff, Yannick Alcocer aux guitares et Tanguy Blum à la contrebasse, ces trois-là naviguent ensemble depuis seize ans (déjà !) et Benoît Convert,  arrivé dans le groupe il ya quelques années pour seconder Olivier aux soli. Ils nous jouent un Saint James’Infirmary joliment arrangé.

Ensuite Olivier fait venir le “nouveau” cinquième doigt (cela fait quand même deux ans) Nazim Aliouche aux percussions. Effectivement sa présence est devenue indispensable. Avec ses percussions il enrichit l’univers des cordes.
Et on attaque le répertoire du dernier album du groupe « Le cœur des vivants » avec Là haut une composition de Benoît Convert puis Le Cœur des vivants. Vitesse, virtuosité et musicalité sont au rendez-vous.

La parole est donnée à Benoît qui présente son morceau à sept temps Amir across the sea, l’histoire de ce jeune Syrien qui s’était entraîné à la piscine olympique de Damas pour finalement franchir le détroit de sept kilomètres (sept temps) qui le menait à la liberté. Là encore ça va vite et pas de dérapage.

Olivier Kikteff crée du lien avec la salle avec des interventions dont il a le secret, c’est parfois grinçant mais quand c’est fait avec un cœur « gros comme ça », ça passe. En contrebas de la scène il y a une réunion de voisins « ben pourquoi vous ne montez pas ? Faites du bruit … on en fait plus ! » etc.

Nazim  et Benoît ont droit à leur morceau en solo histoire que les autres puissent quitter la scène et la « salle » prétexte à suivre les recommandations du « plan canicule » (traduction, direction la buvette).

A son retour Olivier n’hésite pas à citer des morceaux de variété ou de disco ce qui enerve Benoît, alors il en rajoute.

Vous l’aurez compris ces cinq-là sont toujours aussi décontractés mais ils s’appuient sur une technique à toute épreuve.

Bilan un set qui a embarqué le public, ravi.

 

Olivier Kikteff, Benoît Convert, Yannick ALlcocer : guitares ; Tanguy Blum: Contrebasse ; Nazim Aliouche: percussions

Ont collaboré à cette chronique :

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