(26) DrômeBlue Motte Jazz Festival

06/08/2019 – Sophie Malbec Group au Blue Motte Jazz Festival

Cette année le festival a décidé de mettre l’accent sur le blues pour la première fois et il a donc cherché une formation représentative de cette esthétique. Nul besoin d’aller piocher outre-atlantique. Nous avons ce qu’il faut « par chez nous » et c’est assez rapidement que le choix du Sophie Malbec Group s’est imposé. Cette jeune artiste lyonnaise a développé depuis près de vingt ans (déjà) de nombreux projets toujours centrés sur le blues. Elle a ça dans le sang. Sophie Malbec joue de la guitare et chante…. et ma foi, fort bien. Avis partagé avec de nombreuses personnes à l’issue du concert. Certains pensaient même qu’elle était américaine, c’est dire !

Son album « Road of memories » sorti en 2015 a été salué par la critique et lui a ouvert les portes de nombreux festivals et pas seulement en France. On retrouve ce soir des titres de l’album mais pas que. Une reprise de Hound Dog, chanson créée en 1952 par une autre blueswoman Big Mama Thornton avant d’être immortalisée par le king Elvis, Sophie la conclut d’une manière amusante par un petit aboiement. La version originale vaut le détour (ici).
Hoochie Coochie Man de Willie Dixon  et inauguré par Muddy Waters devient ici Hoochie Coochie Mam et ça tourne.

Sophie Malbec a su s’entourer de musiciens de qualité, en premier lieu l’harmoniciste Stéphane Bertolino, qui fait plus que souffler dans ses instruments. Il vit, il danse, il rythme sa musique. Un show à lui tout seul. A la basse, très stoïque le jeune Pierre Gibbe (que l’on a connu autrefois à la contrebasse dans de nombreuses jam sessions) assure sérieux et sans fioriture. Enfin derrière c’est Nicolas Taite qui est aux baguettes et qui envoie du pâté.

Le set dure un peu plus d’une heure avec une égale intensité qui a maintenu le public sous pression de bout en bout. Un public avec la banane c’est le secret d’une belle soirée.

 

Sophie Malbec: guitare, voix ; Pierre Gibbe: basse ; Stéphane Bertolino: harmonicas ; Nicolas Taite: batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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