(26) DrômeParfum de Jazz

13/08/2019 -Roberta Roman Trio à Montbrun-les-Bains pour Parfum de Jazz

L’édition 2019 de Parfum de Jazz est consacrée exclusivement aux femmes musiciennes ou leaders de leur groupe. C’est donc un trio féminin qui est accueilli ce soir sur la magnifique place pavée moyenâgeuse, au pied du beffroi de Montbrun les bains.

Mais autre surprise, il ne s’agit pas ce soir de jazz mais de tango, de musique napolitaine, argentine !

Roberta Roman, la très volubile guitariste italienne forme avec l’argentine Marisa Mercadé au bandonéon et la française Michèle  Pierre au violoncelle, un trio métissé extrêmement sympathique.

Né en Argentine, grâce à des compositeurs et musiciens italiens vivant là bas, le tango est la musique de la vie avec ses joies et ses douleurs ; et c’est ce qui en fait le charme. Ce trio acoustique aux qualités musicales évidentes exprime parfaitement cette mixité des ressentis.

Astor Piazzola est à l’honneur évidemment avec Michelangelo 70, Libertango ou Oblivion. Les arrangements du trio en donnent une saveur nouvelle.

Avec sa tchatche toute italienne, la très sympathique Roberta donne le ton ; et on joue à Colin Maillard, ou on revisite le cinéma de Fellini avec Omaggio a Fellini, et tous nos souvenirs de ses films remontent à notre mémoire, au fil des rythmes variés de ce tango.

Pugnalada en duo guitare et bandonéon, pour dire avec violence le coup de poignard d’un homme dans le cœur d’une femme. Avec Cumparsita, le tango par excellence, dixit Roberta, Michèle a la gestuelle d’une danseuse langoureuse et tragique.

Hommage est rendu à Atahualpa Yupanqui, avec Ejes de mi carreta évoquant la dure vie des campesinos. Mais aussi au poète argentin Evaristo Cariego, et aux femmes en général avec la chanson de Merceds Sosa  Alfonsina y el mar.

Le bandonéon s’étire lentement et la nostalgie s’installe, la guitare cristalline ou déterminée et la passion s’installe, le violoncelle virtuose et souple et la grâce s’installe.

Le public a tellement aimé que trois rappels furent nécessaires pour le contenter.

Un grand merci à ces trois grandes dames aux sourires éclatants, à leur chaleur et à leur musique passionnelle, douloureuse, nostalgique !

Ont collaboré à cette chronique :

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