(26) DrômeParfum de Jazz

14/08/2019 – Le Duo Joäk et ses invités place du Quinconce à Buis-les-Baronnies

Le mercredi est un jour particulier à Buis-les-Baronnies. C’est jour de marché. Et quel marché ! Un bonheur polysensoriel de tous les instants qui s’étend sur tout le centre du village. Les olives en majesté cotoient les légumes, les aux, la lavande, les melons, les vêtements, la coutellerie, l’artisanat en tous genres, les batteries de cuisine, les épices, les nougat et autres trésors de la région. Un formidable dépaysement sur quelques hectares. 

Au cœur du dispositif, coincé entre le fleuriste et le bar des Glycines (le bien nommé) une petite estrade est montée et accueille un concert « Jazz au Village ».

Aujourd’hui c’est le Duo Joäk (Roxanne Perrin, voix et percussions et Jean-Pierre Almy, contrebasse et ses invités : Jean-Jacques Taïb, clarinette et sax et Pascal Bouterin, batterie qui assurent ce « Jazz au Village ».

Le public est bien sûr au rendez-vous :  les acheteurs, les badauds, les touristes, ça se bouscule en cette fin de matinée pour écouter le duo devenu quartet. Roxanne et ses acolytes reprennent des standard du real-book et des chansons en français. Le public est en terrain de connaissance même si les arrangements sont parfois créatifs. On succombe à la sensibilité exprimée par la chanteuse. Göttingen fait mouche. Autum leaves ravit le plus grand nombre et j’entends des « j’aime ce jazz ». I want a little sugar in my bowl nous ramène forcément à Nina Simone. Le moment fort fut la reprise de la magnifique et poignante chanson d’Anne Sylvestre, Les gens qui doutent.

Jean-Jacques Taïb intervient en soutien soit à la clarinette soit au sax soprano, ses chorus sont aériens. Quant à Pascal Bouterin, il a choisit une batterie « minimaliste » : une caisse claire, une cymbale, un charleston et des balais, c’est parfait en accompagnement.

On retrouve les mêmes à 18h00 place du Quinconce, à quelques mètres de là. La disposition des lieux laisse plus de place au public qui se régale à nouveau.

Ont collaboré à cette chronique :

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