(26) DrômeParfum de Jazz

21/08/2019 – Lise Bouvier Quartet à Pierrelatte pour « Jazz au Village »

Ce mercredi, place Taillade de Pierrelate, le quartet de la pétillante Lise Bouvier propose un florilège de standards de la première moitié du siècle dernier avec un style propre et plutôt traité de façon originale et moderne,  voyez plutôt cette jolie liste:

You and the Night and the Music, chanson issue d’une comédie musicale de 1934, entraînante à souhait, Lullaby of Birdland composée en 1952 par George Shearing en hommage à Charlie Parker (Bird),  Night in Tunisia composition de Dizzy Gillespie de 1942, agréablement orientalisante, La vie en rose, chanson d’Edith Piaf de 1945, traitée ici façon bossa/samba énergique et tonique, Chega de Saudade bossa nova de João Gilberto, What are you doing, Caravan standard de jazz incontournable, composé par Duke Ellington et Juan Tizol en 1936, complètement revisité par la séduisante Lise avec un sens de la rupture, du changement de tempo, de la sensibilité irrésistible , My Funny Valentine morceau de Richard Rodgers et Lorenz Hart devenu standard de jazz grâce à la version de Chet Baker, que Lise va littéralement magnifier, transformant cette œuvre nostalgique en une pièce puissante, retentissante et ensorcelante, et en rappel chaleureusement demandé par les nombreux spectateurs :Bye Bye Blackbird de 1926 rondement et plaisamment éxécuté.

Les trois musiciens qui entourent  et accompagnent Lise sont épatants et montrent une complicité active, mettant admirablement en valeur l’époustouflant talent de cette jeune artiste drômoise qui passe de la tendresse à la joie, de l’exaltation à la quiétude, de la douceur à la puissance avec une facilité déconcertante. Les arrangements permettent de donner un sentiment d’unité à ce répertoire assez varié.

On a hâte de l’écouter à nouveau dans un répertoire plus récent …

Quelle présence !

Quelle expressivité !

Un adorable moment vécu en Tricastin !

Lise Bouvier: voix, flûte ; Grégory Lachaux : piano ; Fabien Gilles : contrebasse ; Olivier Chambonnière : batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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