(26) DrômeParfum de Jazz

22/08/2019 – Sarah McKenzie Septet à Pierrelatte

Un vent de fraîcheur australien a remplacé le Mistral dans l’enceinte du théâtre du Rocher

Alain Brunet et Alain  Gallu, maire de Pierrelatte, étaient tout emoustillés d’accueillir la jolie chanteuse et pianiste Sarah McKenzie, en tournée mondiale pour présenter son dernier album « Secrets of my heart ».

La belle est accompagnée par des bêtes de scène : à commencer par Pierre Boussaguet LE contrebassiste attitré de Michel Legrand ; Hugo Lippi à la guitare ; l’étonnant et impressionnant (et jusque là inconnu de nous) Sebastiaan de Krom à la batterie ; Fabien Mary (toujours lui) à la trompette ; Plume au sax alto et enfin le caladois David Sauzay au sax ténor et à la flûte. Un véritable All Stars.

Pour se mettre le public dans la poche Sarah McKenzie entame son set avec sa version de Tea for two , c’est sucré, ça flatte l’oreille. Place ensuite à un oxymore jazzistique I’m old fashioned, non madame vous êtes dans le vent.

On commence enfin à découvrir les secrets de son cœur.  Exit les soufflants pour I feel in love with you, on apprend que la belle aime la France, ses vins, son canard, ses fromages, mais pas question des french lovers : « I’m married » en montrant son alliance. Déception dans la moitié du public!

La musique reprend en quartet plus David Sauzay à la flûte pour Secrets of my heart.

Il y a deux ans elle a été invitée à participer à l’ouverture du Blue Note de Rio de Janeiro, avec des musiciens de Jobim entre autres, en jeune fille bien élevée elle se confondait en remerciements et se voyait répondre « de nada », elle l’a tellement entendu qu’elle en fait une chanson sur un mode bossa « old style », sur ce morceau elle invite Fabien Mary.

Pour Broken hearts c’est au tour de l’énigmatique Plume, sax alto, d’être mis en lumière, on le retrouve dans de nombreux albums comme sideman, c’est pour moi une première sur scène. On devrait le voir plus souvent, et c’est heureux, l’année prochaine avec son projet personnel.

La miss nous raconte une rencontre avec Michel Legrand qui l’a marquée, elle embraye sur un I believe in spring très soft

On apprend qu’un de ses compositeurs préférés est rien moins que George Gerschwin (finalement elle est peut-être « old fashioned ») et nous voilà partis sur un pot-pourri où l’on entendra des bouts de Rhapsody in blue, Summertime (très swinguant) et autres tubes, le tout habilement arrangé avec au passage un très sympathique chorus de batterie et surtout de cymbales du surprenant et intéressant Sebastiaan de Krom.

Sur Till the end of time elle invite un jeune trompettiste de Chambéry, Robin Paillet, seize ans, qui avait sollicité la permission de venir assister aux balances. Du coup il a joué un morceau avec eux aux répétitions et bilan, il se retrouve sur scène pour un morceau pendant le concert. C’est pas beau ça ?

Final sur un blues des plus classiques, la belle n’est pas trop crédible dans cet exercice.

Et rappel en duo avec Lippi sur Moonriver qui lui sied bien mieux.

Le public est ravi d’avoir pu voir et entendre cette star montante du jazz à la musique des plus abordables.

Ont collaboré à cette chronique :

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