(73) SavoieBatÔjazz

23-24/08/2019 – Jazz’Péros de BatÔjazz à la mode franco-luxembourgeoise

Propos de Dominique Scheidecker, organisateur de BatÔjazz, recueillis par Jazz-Rhone-Alpes.com

 

BatÔJazz’pérÔ à Lucey : Un WE franco-luxembourgeois

En 2018, à l’initiative de BatÔJazz, se créait un collectif collaboratif, en Savoie, entre le festival « Ça Jazz à brides », « Jazzbertville », pour « Albertville Jazz festival » et « BatÔJazz », sous l’intitulé « Savoie Jazz Estivales » en vue de mettre en commun réseau, artistes et proposer tout au long de l’été du Jazz en Savoie.

La première initiative a été de faire découvrir la jeune et talentueuse scène luxembourgeoise et trois groupes furent programmés dans chacun des trois festivals.

Cette année, après Brides-les Bains qui fit venir le duo de la chanteuse Claire Parson accompagnée du très talentueux guitariste Eran Har Even (programmée également à Jazz à Vienne cette année), c’est BatÔJazz, qui dans le cadre de ses BatÔJazz’pérÔs, au Château de Lucey, proposait un WE franco-luxembourgeois, une double affiche chaque soir.

Vendredi 23 août, après une première mise en bouche pianistique de Matthieu Scheidecker, suivi du Duo Origlio/Kaméni (déjà chroniqués ici), c’est au tour de Pol Belardi Urban 5, formule réduite en quintet du Pol Belardi Urban voyage (composé de onze musiciens), mais tout aussi efficace, d’entrer sur scène.

Entouré de Jérôme Klein, tantôt au piano/clavier, tantôt à la batterie, de la chanteuse Claire Parson, du guitariste Eran Har Even (déjà vus à « ça Jazz à Brides » et à « Jazz à Vienne »), et du batteur-pianiste Pitt Dahm, le projet de Pol Belardi, multi instrumentiste luxembourgeois, s‘inscrit dans ce new jazz, très influencé aussi bien par le Jazz contemporain que par le rock alternatif et la pop.

De l’énergie, de la sincérité, la voix claire et présente de Miss Parson, et une complicité et une belle interaction entre des musiciens de talent, ont clôt cette première soirée de belle façon.

Samedi, après l’IRAY trio (déjà chroniqué ici), c’est au tour du trio de Jérôme Klein, piano et clavier, de prendre possession de la scène. Grand gaillard, discret voire timide, multi instrumentiste, souvent sideman, c’est ici son projet « Like a jazz machine » qu’il vient nous présenter.

C’est un set tout en contraste, dans une ambiance parfois nébuleuse, à la tonalité mélancolique et sombre, ou carrément explosive avec des éclats de lumière fracassants.

Dans l’idée d’offrir une musique pour les yeux, il s’appuie sur un jeu de lumière qui donne à ce set un air théâtral.

Il est appuyé de belle façon par Pol Belardi son complice, vibraphone et Moog, et du batteur Niels Engel, sans oublier, bien évidemment, le maître du son des deux groupes Charles Stolz, appuyé par le très efficace et très discret, régisseur son de BatÔJazz, Jérôme Salomon.

Comme il nous dira après le concert :« tout est possible dans le jazz ! ».

C’est bien dans l’esprit de BatÔJazz.

Deux week-end dans deux superbes châteaux, six concerts et du vin, what else ?

Ont collaboré à cette chronique :

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