(74) Haute SavoieClermont Jazz Festival

23/08/2019 – Ben Waters Quintet & Guests au Clermont Jazz

Ben Waters est un pianiste de jazz, de blues et de rock qui s’est lié de solides amitiés dans le show-biz. On l’a vu aux côté des Rolling Stones et autres monstres du genre. Quarante cinq ans et déjà six mille concerts au compteur.

Pas de tour de chauffe, le set démarre sur les chapeaux de touches avec un boogie que n’aurait pas renié Jerry Lee Lewis.

« I love Fats Domino… petit j’aurai voulu être lui, je n’en n’ai que le volume »
Visiblement Ben est content de jouer avec Tom Waters  son fils de dix-huit ans qui se débrouille pas mal au sax alto. Il suffit de voir son petit sourire de contentement lors de son premier chorus pendant Blueberry Hill.

Johnny Be Good de Chuck Berry est joué « à la façon d’Igor »*, le résultat est décapant.

*: Igor un type rencontré dans l’ex Allemagne de l’Est juste après la chute du mur et qui n’avait jamais entendu de musique occidentale et encore moins du rock. Ben lui a offert un disque de Chuck Berry et il en est tombé raide dingue au point de tout lâcher pour transcrire cette musique sur sa balalaïka avec des harmonies slaves.

Après le rock et le boogie, direction la Nouvelle Orleans avec une reprise de Dr John

Puis il laisse la scène à son fils et son pote Lorenzo morabito le contrebassiste qui fête ses dix sept ans aujourd’hui pour quelques instants de jazz avec l’aide du batteur Thomas Rönnholm (froid comme un Finlandais qu’il est).

Retour au boogie avec un Lady be good mené à un train d’enfer et un chorus de sax ténor d’Antti Snellman, autre finlandais de la troupe très applaudi.

Place à du blues où Tom se paie un long solo, sous l’oeil bienveillant de son acolyte au ténor.

Tout au long du set, Ben Waters a fait la démonstration de sa technique époustoufflante au piano, ça va vite, très très vite, mais c’est aussi un showman qui n’est pas avare de pitreries tout en jouant. Il soulève le piano avec ses genoux. On le retrouvera debout sur son banc, sur une jambe, ce qui avec sa corpulence ne doit pas être une « mince » affaire.

Pour se reposer, il fait chanter son guitariste Micky Gibbs, une vedette outre-manche nous dit-il. Sa guitare est signée par Paul Young si ça vous dit quelque chose.

Final sur un Blue Suede shoes tonique.

La cour du château est debout.

Rappel sur Joséphine Joséphine, puis Twist & Shout, Ben fait monter quatre personnes du public pour faire les choristes, et puis il y’en a encore : Shake baby Shake. Ben Waters est du genre généreux et a du mal à quitter la scène, ce qui ne dérange personne hormis peut-être le concierge.

 

Ben Waters: voix, piano ; Tom Waters: sax alto ; Antti Snellman: sax ténor ; Lorenzo Morabito: contrebasse ; Thomas Rönnholm: batterie ; Micky Biggs: guitare

Ont collaboré à cette chronique :

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