(73) SavoieBatÔjazz

23/08/2019 – Jazz’Péros de BatÔjazz : Alfio Origlio & Célia Kaméni Duo

Comme nous l’attendions ce concert!

Alfio Origlio et Célia Kaméni en duo au château de Lucey pour le festival BatÔjazz. Sur la terrasse de ce château magnifique, l’équipe de BatÔjazz  a installé un dispositif scénique important cette année avec une vraie scène, sono, éclairages espace couvert…

Et il a fait un temps splendide, et la soirée a commencé en « apéritif » avec la prestation au piano de Matt Scheidecker, qui a interprété quelques une de ses pièces où  les Ravel, Debussy et autre Bojan Z ou Tigran Hamasyan ont apporté leur palette de couleurs et leur rythmes. Une jolie intervention.

Et le moment attendu, puisque en première partie de cette soirée, le duo dont nous avions rêvé secrètement avant même qu’il ne se forme: sur un beau piano à queue, Alfio a donné les tempis, les rythmes, les couleurs aussi et les basses pour servir au chant Célia Kaméni qui module improvise plus et mieux que jamais.

Vétue d’une grande veste chinoise blanche à fleur roses, Célia commence par The secret lif of plants et mélodise avec un grand bonheur sur un piano impressioniste et funky ; bellissimo le dernier accord. Aprés Stevie c’est Seal qui est à l’honneur et son Kissed from a rose. Sont à l’honneur tous les thèmes qu’Alfio et Celia ont retenu pour leur ligne mélodique, les souvenirs d’écoutes passionnées: Hendrix: Purple Haze, avec une magnifique introduction au piano, et Gregory Porter son message d’amour (No love dying) et les mélismes de Célia comme des embrassades, comme des lianes amoureuses

Le duo décline ainsi les titres de son CD sorti dernièrement, avec ce Norvégian wood (Harison, les Beatles, harmoniquement trés retravaillé, ce Blues indolent de Jeanne Moreau qui connaît avec les tenues vocales de Célia et l’harmonisation par degrés d’Alfio, une intensité drâmatique que n’a pas l’original. Et en plus un Afro blue où nous pouvons entendre que l’unité de ce magnifique duo a gagné en densité et en cohérence, ce qui peut se lire dans tous les phrasés syncopés improvisés, les phrases de tutti lancées pas Célia et soutenues par Alfio

Cette formule du duo  piano-chant a bien sûr eu droit aprés Master- Blaster de Stevie Wonder, à un rappel : Caravan convoqué dans ces moments là, mais ce soir joué et chanté comme rarement a fait mouche.

Ont collaboré à cette chronique :

One comment
Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

X