(26) DrômeParfum de Jazz

24/08/2019 – Les Ladies chantent Michel Legrand à Saint-Paul-Trois-Châteaux

Pour chaque Festival, il faut bien une dernière, et une dernière, si possible, en apothéose. Pour Parfum de Jazz, l’apothéose de son édition 2019 aura « invité » Michel Legrand, pour un hommage rendu par deux « ladies » du jazz – et quelles Ladies ! – Anne Ducros et Charito.

Michel Legrand (1932-2019), musicien et compositeur d’exception, et dont nous avons tous au moins une mélodie dans la tête, méritait vraiment une telle soirée. C’était bien le moins et Alain Brunet et son équipe ne pouvaient pas faire l’impasse. Sur la place Castellane et en ce 24 août, ce fut fait, et ce fut à la hauteur.

Par les voix, d’abord. Que ce soit Anne Ducros, ou que ce soit Charito, dès les balances elles « donnaient le ton » par leur aisance ébouriffante. Le « must » de la qualité vocale était bien là.

Par les musiciens présents autour d’elles ensuite : de la grande classe, en cinq instruments. Excusez du peu : Hidehiko Kan à la batterie, Alain Mayeras au piano, Pierre Boussaguet à la contrebasse – on rappelle que Pierre Boussaguet aura été le dernier bassiste de Michel Legrand – et, à tout Seigneur tout honneur, Alain Brunet – sans qui le Festival Parfum de Jazz ne serait pas – à la trompette. Oups ! J’allais oublier – mais peut-être parce qu’il n’était pas prévu à l’origine – le saxophone, tenu en maître par Sylvain Boeuf.

« Les Ladies ont chanté Michel Legrand », oui. Mais comme on a pu le voir, et surtout l’écouter, elles étaient très bien entourées. D’une base musicale extrèmement solide, servie par cinq copains qui se connaissent sur le bout des doigts. C’est une alchimie qui fonctionne à chaque fois, bonifiée encore cette fois par le seul thème de la soirée, et la personnalité qu’ils ont, tous, fait revivre pendant cet hommage.

Côté jeu, bien sûr… rien à redire. Une précision diabolique pour un jeu fluide sur lequel ils s’amusent, sans laisser toutefois rien au hasard. Les cinq instruments auront sublimé les voix d’Anne Ducros et de Charito, pour le coup très complémentaires. La place Castellane était comble, faut-il vraiment le préciser ?

L’édition 2019 du Festival Parfum de Jazz aura été encore riche, de découvertes ou de redécouvertes, d’artistes aussi éclectiques que géniaux.

Quant à ce final… on n’aurait pu rêver mieux. Michel Legrand étant encore, et pour longtemps, présent dans tous les esprits.

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