(69) RhôneJazz au Moulin

30/08/2019 – One Day’s Quintet à Jazz au Moulin

Après ce premier set très agréable et frais place au quintet des professeurs du stage du festival Jazz au Moulin.

Ce stage privilégie la technique de groupe plutôt que l’instrument et chaque intervenant tourne auprès des cinq groupes, ainsi chacun peut recevoir l’éclairage de chaque encadrant, ce qui est fort apprécié.

On retrouve donc sur scène les « anciens » à savoir Wilhelm Coppey au piano ; Christophe Métra à la trompette ; Stéphane Rivero à la contrebasse et Matthieu Garreau à la batterie à cette équipe de piliers s’adjoint le jeune Maxime Prebet que nos lecteurs assidus connaissent bien depuis le temps. Ce soir il est au sax ténor.

Comme de coutume nous allons avoir droit à de nombreuse reprises de standards. Il faut dire que ces profs en maîtrisent un paquet impressionnant.

Cela débute avec Sometime ago sur un arrangement de Christophe Métra puis Stéphane Rivero a souhaité rendre hommage à Michel Petrucciani et a choisi parmi tous les morceaux emblématiques de notre génie trop tôt disparu Brazilian like, on ne s’en lasse pas même après plusieurs centaines d’auditions.

Il n’y aura pas que des standards ce soir. Nous entendrons une composition de Stéphane Rivero A call from JD. D’aucuns pensent à Jo Dassin, pourquoi pas ? Une belle occasion de lâcher la bride à Maxime qui ne se fait pas prier.

On passe par la case blues avec ce subtil Down tempo de Donald Byrd arrangé par Christophe.

Puis une escale obligée par Duke Ellington avec le slow de rigueur, In a sentimental mood.

Nous aurons la chance d’entendre le superbe Sail Away de Tom Harrell, et le concert s’acheve sur Yes I can, no you can’t de Lee Morgan. Maxime s’envole sous les airs satisfaits de ses comparses qui arborent un belle banane.

Rappel sur the Drum Thunder Suite (dans l’album Moanin’ de 1959) des Jazz Messengers une composition de Benny Golson arrangée pour l’occasion par le petit nouveau, Maxime. La greffe prend bien.

Le public avec la quasi totalité des stagiaires dedans a fait une très belle ovation à ces cinq-là. Faut-il préciser que l’ambiance du stage est très chaleureuse et conviviale, une vraie famille du jazz.

Ont collaboré à cette chronique :

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