(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

05/10/2019 – Raphaël Lemmonier & La Trova Project à l’Ilyade pour le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival

C’est le deuxième jour du Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival et c’est à la belle salle L’Ilyade de Seyssinet-Pariset que s’est déroulé le concert  de Raphaël Lemonier et La Trova Project.

C’est bien sûr une scène de concert comme les autres, avec un piano,  des amplificateurs et des percussions. Mais pas tout à fait car au devant de le scène se trouve un petit guéridon, deux chaises et sur le guéridon une bouteille de Rhum Cubain et deux verres.  On nous met dans l’ambiance tout de suite, la musique latine va être le fil rouge de cette soirée.  Nous avions Raphaël Lemonier le chef d’orchestre au piano, Mathis Haug à la guitare et au chant, Lilian Bencini à la contrebasse, Xavier Dessandre Navarre aux percussions et Elene Castillo-Borrero et Clara Tudela à la voix.

Avec le premier morceau Dos Gardenias nous sommes tout de suite plongé dans la musique cubaine bien que la présence d’une guitare éléctrique avec un son très bluesy vienne un peu perturber cette affirmation. Dans ce morceau nos deux chanteuses chantent à tour de rôle. Elles ont des voix très différentes, l’une d’alto grave et profonde avec les intonations typique du chant cubain et l’autre de soprano  avec les intonations du flamenco.  Ces deux très belles voix s’accordent parfaitement lorsqu’il s’agit de faire des duos ce qui est le cas dans ce morceau.  Dans Cha Cha 69, nous avons eu droit  à un solo de piano bien dans le style latin avec  des suites d’accord très rythmés, un solo de guitare avec  une beau phrasé  bluesy et un solo de percussions où Xavier Dessandre Navarre fait montre de toute sa maîtrise des percussions qui lui font face.  La batterie est agencée un peu différemment avec un conga à sa gauche et une cloche en face de lui qu’il utilise fréquemment ainsi que d’autres petites percussions. Il se sert souvent de sa main gauche pour taper sur le conga et la droite avec une baguette sur la cloche ou autre tambour. Nos deux chanteuses dansent aussi ensembles sur scène apportant une touche de sensualité au spectacle.  Avec le Boléro d’Erik Satie, Raphaël Lemonier montre que même les classiques ne lui sont pas étrangers, riche idée que d’avoir apporté cette touche d’originalité qui s’est très bien intégrée au programme. Dans Alfonsina, c’est la contrebasse seule qui fait l’introduction, un beau solo où Lilian Bencini fait chanter sa contrebasse  puis Claire tudela chante au départ uniquement accompagnée par la contrebasse, un moment de belle  complicité. Puis vient un très bel arrangement de la chanson d’Edith Piaf  Non rien de rien ou Claire et Tudela et Eliene Castillo-Borrero ont parfaitement pu exprimer leurs talents respectifs. Avec Daddy Rolling stone c’est au tour de Mathis Haug de chanter, une belle voix qui n’est pas sans rappeler un peu celle de Joe Cocker et une guitare qui s’accorde parfaitement au style de la voix.

C’est avec Besame Mucho interprétée par Eliene Castillo- Borrero que s’est achevée cette belle soirée  latine teintée de blues.

Ont collaboré à cette chronique :

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