(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

07/10/2019 – Nojazz au Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival à la salle du Laussy à Gières

Jazz ou No Jazz ? That is the question…. et la réponse est : les deux, mon capitaine !!

Ce quintet appelé Nojazz a donné ce lundi un concert de jazz que le public de Gières n’est pas prêt d’oublier.

Ils sont arrivés sur scène vêtus d’été et de couleurs, lunettes de soleil sur le nez, et toute l’énergie qui va avec.

Ce concert, donné au bénéfice d’une association humanitaire Kasih Bunda qui œuvre au Sri Lanka, en Indonésie et à Madagascar, est pour eux l’occasion de présenter quelques titres de leur nouvel opus « Beautiful life »7, qui sortira le 14 novembre prochain.

Fidèles à leur marque de fabrique : le soul, l’électro, le funk, le hip hop, le rap, le swing, dont ils font un cocktail réjouissant, mais fidèles aussi à cette envie généreuse de partage avec le public et de le faire danser.

Pour commencer, un petit retour en arrière avec Higher state, et ça explose : Philippe Balatier au Keyboard et aux multiples claviers et manettes, Philippe Sellam au saxophone, Sylvain Gontard à la trompette et Pascal Reva à la batterie et à la guitare.

Puis arrive la voix exceptionnelle, que le groupe s’est adjoint depuis quelques années, de Jeffrey Mpondo, et c’est parti pour Beautiful Life.

Tout en ayant l’air d’être très construit, ce concert laisse la gaieté, la générosité et la spontanéité éclater, à l’image de la musique aux rythmes percutants, déroutants, aux arrangements débridés, dans lesquels la voix de Jeffrey se fraie une place au milieu des ces envolées puissantes de saxophone, de trompette et de percussions. A cela s’ajoute les qualités de danseur de Jeffrey : mélange de hip hop et de danse africaine.

Avec 5 to 7, Get ready, beautiful life, Lose control, Two hours, change, Swingin, l’énergie est à son comble. On croit entendre au détour d’une note, la voix de Stevie Wonder ou celle de James Brown. Mais l’improvisation liée à la complicité entre les musiciens reste de mise.

Au gré de leurs voyages, le groupe a capté d’autres sonorités et s’en est inspiré : Freedom, chanté en dialecte africain, Outra vida en portugais inspiré du Brésil, Tokyo inspiré du Japon, ou Lose control créé avec le rappeur Raashan Ahmad.

Le public debout devant la scène, dansant et riant a goûté sans retenue, cette musique sans retenue et sans frontière

Ont collaboré à cette chronique :

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