(42) LoireRhinoJazz(s)

10/10/2019 – Macha Gharibian Trio au Rhinojazz(s)

Macha : Retour Gagnant !!!

Après une longue présentation en mode stand-up de Ludovic Paulet-Chazalon, programmateur du Rhinojazz(s), les artistes entrent en scène. Ce soir, La Passerelle de Saint-Just-Saint-Rambert accueille le trio de Macha Gharibian. La pianiste-chanteuse présente d’emblée ses partenaires : le batteur Dré Pallemaerts et le contrebassiste Chris Jennings.

Deux instrumentaux fort différents entament le set : le mélodieux et délicat Georgian Mood et le bien nommé Fight  avant une chanson en arménien « piquée » à Dan, le père de Macha : Sari Siroun Yar toute en finesse et en douceur. Le groove implacable de Freedom Nine Dance et sa structure entêtante précède un thème plus serein. Une tonique reprise de Paul Simon, Fifty Ways to Leave Your Lover, La douceur, instrumental tour à tour aérien et puissant, extrait de Mars, son premier album et une chanson interprétée en solo, en forme de long cri scandé sur les notes limpides du piano s’enchaîne sur Passage des Princes, une ballade en arménien. Après avoir remercié Le Rhino pour sa seconde invitation (la première en 2013), prenant à témoin Chris, son contrebassiste canadien, Macha nous présente le dernier voyage, issu de son précédant album Trans Extented,  le trépidant Saskatchewan. Applaudissements nourris, saluts et comme rappel, c’est l’envoûtant Ritual Prayer, inspiré par le poète-contrebassiste new-yorkais William Parker, « la première chanson de mon premier disque » qui boucle cette prestation de haute volée.

Quelques problèmes techniques ont « beaucoup remué » Macha Gharibian. Ni l’entêtant petit couinement des pédales du Yamaha, ni une note de basse envahissant plus que de raison l’espace sonore de la salle et de la scène n’ont eu raison de son sourire radieux. Sa vélocité et sa douceur sur les claviers du grand Yamaha ou du Fender Rhodes dialoguent avec la contrebasse chaleureuse et subtile de Chris Jennings et la batterie toujours inspirée de Dré Pallemaerts. Sa voix profonde porte avec une égale justesse les émotions contenues dans des mots arméniens ou anglais, mais aussi dans les mélopées qu’elle distille au fil du concert. 

Dans son prologue, Ludovic lui prédisait longue vie sur les plus grandes scènes. Il s’est rarement trompé et l’heure et demie que le Rhino nous a permis de vivre dans le confort de La Passerelle semble sans conteste lui donner raison. Petites consolations pour celles et ceux qui n’étaient pas là :

  • Les deux premiers albums sont disponibles en cd ou sur les plateformes légales…
  • Le nouvel album dont nous avons eu la primeur de plusieurs titres est donc annoncé pour janvier…
  • Le Macha Gharibian Trio s’arrêtera au Théâtre des Pénitents de Montbrison le vendredi 20 mars…

Ont collaboré à cette chronique :

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