(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

12/10/2019 – Natascha Rogers Quartet pour le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival à Champ sur Drac

Elle ne se contente pas d’être belle et très sympathique, Natascha Rogers est avant tout une artiste complète, auteur compositrice, percussionniste et chanteuse, qui, par son talent, nous a fait voyager à travers plusieurs continents, lors de son concert de samedi.

Il faut d’ailleurs au passage féliciter la très belle programmation de ce Festival qui nous permet de découvrir ou redécouvrir tant d’artistes de qualité.

Natascha est très bien accompagnée par Ellert Ouriel à la basse, Anthony Jambon à la guitare et Maxime Berton au saxophone soprano et aux percussions.

L’Afrique, Cuba, voilà des sources d’inspiration musicale qui ont fortement imprégné les compositions de Natascha, aidée en cela par les percussions mandingues ou afro-cubaines, le jazz, la pop, la rumba,….. le tout complété par sa voix déterminée qui chante en plusieurs langues. Deux mots pour résumer cette musique : finesse et classe. Mais on peut aussi ajouter : gaieté et complicité ; nous en avons eu la démonstration tout au long de ce concert.

Parée de ses percussions: congas, cajon, cloches, …elle entraîne ses partenaires vers une musique généreuse, limpide et dansante. Chacun y va de son énergie, les solos de saxophone, de basse ou de guitare déménagent !

Toux les morceaux ont été composés par Natascha : La luz si Malé, Awa en yoruba, le très joli A doll en anglais, Allegria en espagnol cubain qu’on peut traduire par « être dans la joie » qui rend hommage à Chango, divinité de la Santeria cubaine ; Tambor de Luba . Un morceau de ce premier set n’était pas de Natascha : Alfonsina y el mar composé par le pianiste argentin Ariel Ramirez et l’écrivain Félix Luna. Magnifique arrangement de cette chanson mélancolique.

Au deuxième set, quelques chansons en anglais : Impossible story, Tears, Walking together ; en espagnol No entiendes, No tengo voz.

Le public en redemandait et le quartet nous a réservé une surprise en s’asseyant sur le devant de la scène avec kalimba, petites percussions et saxophone, pour nous jouer, nous susurrer, dans l’intimité de la proximité, un magnifique morceau A name.

Merci beaucoup à Natascha et son groupe pour sa musique colorée, et si féminine.

Ont collaboré à cette chronique :

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