(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

13/10/2019 – Joachim Horsley Quartet au Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival au Musée de Grenoble

Télérama dit de lui qu’il « cubanise la musique ». Joachim Horsley pianiste, compositeur et arrangeur américain bouillonnant d’énergie, a surpris et enchanté le public du Musée de Grenoble, ce dimanche.

Ce qu’il cubanise, c’est la musique classique ! Lui qui travaillait essentiellement pour le cinéma, a appris à maîtriser le répertoire classique au prix d’un travail colossal avant de le réarranger à la « sauce caribéenne », suite à un séjour à La Havane qui l’a inspiré.

Ce soir il est accompagné par Natascha Rogers aux percussions, Cyrille Maillard aux timbales et batterie, et Bertrand Beruard à la contrebasse et basse électrique. Ce sympathique et talentueux groupe chante également.

Le fil directeur des compositions de Joachim est de partir du répertoire classique et de se le réapproprier sous le prisme de la musique latine, des rythmes afro-cubains et des rites de la Santeria, sans le dénaturer tout en restant inventif.

C’est ainsi qu’il transporte les grands compositeurs Mozart, Rimski-Korsakov, Beethoven, Chostakovitch, Smetana, Mahler, à Cuba, au Cap Vert, à Haïti pour les faire danser aux rythmes de rumba ou samba.  : Amadeus Guanguanco, Lacrimosa, Scheherazade In Cape Verde, Beethoven in Havana, Dmitri’s San Millan, Vodou Moldau, Malher’ resurection rumba.

Mais ce pianiste passionné au charisme étonnant, ce show man dynamique et très pédagogue, au sourire à la Robert Redford, laisse une grande place aux percussions, il en a d’ailleurs sous son siège, et c’est aussi sur la contrebasse ou sur le piano que les musiciens frappent !

Avec ses compositions originales, Joachim Horsley réunit deux sortes de musiques bien différentes, en faisant émerger les richesses de chacune et leur compatibilité insoupçonnée !

Il semble d’ailleurs que le public du musée, plus habitué à la musique classique, ait beaucoup apprécié

Pour rappel quelques autres titres joués : New World rumba, Impromptuno, Rumbacabre.

Ont collaboré à cette chronique :

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