(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

16/10/2019 – Elisabeth Kontomanou Quartet – Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival à Varces

Ce fut un concert déroutant que celui d’Elisabeth Kontomanou et ses musiciens, ce mercredi à Varces.

Parasité par des paroles souvent inutiles, des temps morts, des hésitations sur les morceaux à jouer, des moments interminables à faire chanter le public, ce concert fut surtout frustrant, sans ligne claire.

Elisabeth Kontomanou, chanteuse de jazz à la voix d’une tessiture impressionnante, était accompagnée par trois musiciens dont la réputation n’est plus à faire : Stéphane Belmondo à la trompette et au bugle, Thomas Bramerie à la contrebasse, et son fils Donald Kontomanou, à la batterie.

Elisabeth Kontomanou a interprété quelques chansons du répertoire classique de jazz en y apportant sa touche personnelle faite de lenteur, de souffle, de pauses, Good morning Heartache de Billie Holiday ou Do you know what it means to miss New Orleans de Louis Armstrong, notamment.

Mais elle a aussi lu ou déclamé des poèmes dont Quand ils sont venus chercher, magnifique poème sur la lâcheté, du pasteur allemand Martin Niemöller, grand résistant ; ou celui de son père Jo Maka, musicien de jazz guinéen.

Stéphane Belmondo, trompettiste de génie multi-récompensé parvient, avec le son de son bugle ou de sa trompette tout en finesse et légèreté, à exprimer toute sa sensibilité. Thomas Bramerie, un des meilleurs bassistes de l’hexagone, n’est pas en reste. Son toucher, son écoute des autres et sa réactivité marquent son talent. Quant à Donald Kontamanou batteur à la créativité et à la finesse de jeu prometteuse, il a laissé sa place à Salvatore Origlio pour le dernier morceau Yesterday.

Ont collaboré à cette chronique :

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