(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

17/10/2019 – Saxman Quartet au Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival à La Source

Les amateurs de films policiers des années 40 et 50 et de jazz, ont été gâtés ce jeudi, avec le concert du Saxman Quartet à Fontaine, intitulé « The stuff that dreams are made of…. »

Cette phrase, qu’on peut traduire par « l’étoffe dont les rêves sont faits… » , est la dernière prononcée par Humphrey Bogart dans le film de John Huston, « le Faucon maltais ». Nous sommes dans l’ambiance !

D’ailleurs Shannon Murray, alias Saxman, porte un costume des années 50 et la cravate qui va avec.

Sa passion pour ce cinéma-là et les « acteurs qui crèvent l’écran », ces grandes figures de gangsters à la placidité et ausang-froid cinématographiques des années 40-50, est la principale source d’ inspiration de ce talentueux et très sympathique saxophoniste américain.

Et si ces films sont des films noirs, sa musique ne l’est pas. En effet il ne s’agit pas ici de réarranger la bande son des films, mais de s’inspirer d’un moment, d’un regard, d’une situation, pour composer des pièces dans le style jazz West Coast.

C’est ainsi que sur l’écran, nous voyons défiler ces acteurs mythiques que sont Humphrey Bogart, Cary Grant, James Stewart, Orson Welles, ou Jean Gabin ; des couples célèbres comme Humphrey Bogart avec Lauren Bacall ou Ingrid Bergman. Dans ces montages vidéos apparaissent aussi des images ou photos de grands musiciens de jazz : Miles Davis, Stan Getz, John Coltrane, Clifford Brown, Helen Merril, Charly Parker, Chet Baker ou Sonny Rollins

Shannon est accompagné par le pianiste Didier Fréboeuf qui a composé le morceau Le Nantais, le bassiste Mathieu Lucas, le batteur Olivier Leani et le régisseur Alexandre Chadoin, maître d’œuvre du bel et bon enchaînement.

Avec beaucoup de clarté et de chaleur, Shannon présente ses compositions, faisant le lien avec les films qu’il aime tant: « Le faucon maltais », « le Nantais », « Touche pas au Grisbi », « Le troisième homme », etc…

La profondeur, la douceur, l’angoisse, le suspense sont déclinés dans cette musique que ce quartet interprète avec brio et énergie, nous permettant de savourer un jazz West coast si bien employé.

Ce projet original qui se peaufine au fil du temps, a été un moment de partage et de plaisirs que le public de Fontaine qu’il soit cinéphile, amateur de jazz ou les deux, a particulièrement apprécié.

Et tout le monde est reparti avec l’envie forte de revoir tous ces films !

Ont collaboré à cette chronique :

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