(38) IsèreGrenoble-Alpes-Métropole Jazz Festival

19/10/2019 – Pierre Bertrand et Caja Negra au Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival à la Source

Le Grenoble Alpes Métropole Jazz Festival s’est terminé en apothéose, hier soir à Fontaine.

Pierre Bertrand, saxophoniste, flûtiste, professeur, compositeur, chef d’orchestre, arrangeur, auteur de musiques de films, et son groupe Caja negra a fait exploser la salle. Il faut dire que Caja negra réunit des « pointures » du jazz : Minino Garay à la batterie, Stéphane Edouard aux percussions, Jérôme Regard à la contrebasse, Alfio Origlio au piano, Louis Winsberg à la guitare.

Qu’écrire de plus que ce que tout le monde sait, à juste titre, sur le talent, l’inventivité, l’originalité de ces grands musiciens ?

Je m’attarderai plutôt sur les deux femmes Paloma Pradal et Sabrina Romero, dont la présence a donné un supplément d’âme à ce concert. Toutes deux chantent avec talent, notamment Paloma avec sa chanson En liberté, donnent le rythme en claquant dans les mains, mais surtout dansent merveilleusement bien le flamenco, l’une toute en sensualité, l’autre en flamenca hiératique.

Le projet de Pierre Bertrand né en 2018, est de reprendre Far East Suite, projet que Duke Ellington a écrit en 1964 avec Billy Strayhorn, à l’issue d’une tournée mémorable au Moyen Orient mais avant en Asie en 1963.

Pour ce voyage musical revisité, Pierre Bertrand a mis sa touche très personnelle, fusionnant jazz et flamenco, pour inventer un jazz baroque et bariolé, original et flamboyant. La richesse vient aussi du travail qu’il a fait sur les danses et instruments des pays et villes traversés

Tel un carnet de voyage, les morceaux nous entrainent de ville en ville, de monument en monument, de rencontre en rencontre : Tourist point of view « concert de klaxons » à Damas, Mynah mainate sur le dos d’un éléphant vu à New Delhi, Isfahan évoquant la ville, Depk danse de mariage, Mount Harissa, évoquant une petite église sur une colline à Beyrouth, Blue pepper le blues oriental, Amad évoquant la ville.

Pour finir cette valse d’images épicées, énergiques et acoustiques, le groupe s’est lâché avec Ad lib on Nippon.

Merci et Bravo à tous

Ont collaboré à cette chronique :

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