(26) DrômeJazz à Cliou

19/10/2019 – Roots Trio au premier Jazz à Cliou

Roots ouvre le bal aux Ateliers & Co de Cliousclat

Cliousclat, le nom de ce village chante le soleil et la Provence. Bon, pour le soleil il faudra repasser, car c’est sous la pluie que je découvre les Ateliers & Co à l’entrée du village ….

Passé le portail, apparait un méga bric à bric de créations, tantôt loufoques ou  très concrètes dans un espace complètement dédié à la création et à la présentation du travail d’artistes divers. Ateliers, brocante, lieux de vie et de rencontre, quoi de plus logique que la bande de copains à l’origine du projet en vienne à proposer des concerts. Avec l’aide du guitariste Yanni Balmelle, une programmation jazz se met en place. Bernard, en maître de cérémonie, ne cache pas son plaisir d’accueillir ce soir Roots, un trio à l’univers inclassable. Qui pourrait mettre une étiquette sur ce groupe ? C’est un trio, le trio c’est du jazz ! Oui, mais, … non ! Ils vont chercher leurs influences dans le folklore, les rythmes tribaux : alors c’est world ! Oui, mais … non ! En fait, c’est Roots, c’est nos racines qu’Etienne Roche (contrebasse, voix), Eric Houdart (saxophones) et Stéphane Pardon (batterie) viennent chercher. Etienne est un vieux loup de mer des constructions musicales inclassables et si on y  regarde de près, dans nombre de ses aventures, Eric et Stéphane ne sont jamais bien loin.

Le concert commence donc par une composition d’Etienne En route ; embarquons ! La puissance du trio est exploitée à son maximum par les trois musiciens : une section rythmique riche, précise ouvre le chemin des possibles au soliste qui se laisse embarquer dans le tourbillon rythmique. Il faut du souffle et de la réserve à Eric pour assurer en se renouvelant. Etre sur la brèche 100 % du temps !

Les compositions d’Etienne Roche et d’Eric Houdart se succèdent. Un univers de BD musical, très imagé et très plaisant.

Quelques reprises (où l’on devine leurs références musicales) comme Caroline Keikki de Mingus et Sardegna amore de Lester Bowie où Etienne Roche met à profit un bel organe vocal. Ce choix ne doit rien au hasard. L’un, comme l’autre on poussé les murs d’un jazz trop étriqué. Ces reprises complètent bien ce concert riche en émotions.

La maîtrise technique de ces trois musiciens, associée à une complicité évidente, leur permet de s’évader et de se faire plaisir tout en restant au service de la musique et non de leur égo, ce qui devient rare.

Merci aux Ateliers & Co pour cette belle découverte ! Longue vie aux soirées Jazz de Cliousclat.

Ont collaboré à cette chronique :

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