(74) Haute SavoieJazz aux Carrés

09/11/2019 – Naïma Quartet à Jazz aux Carrés

Où l’on retrouve le Naïma Quartet, le très sympathique groupe lauréat du Crest Jazz Vocal en 2017, après l’avoir vu en différentes occasions, avec je crois un plaisir toujours renouvelé.
 
Sea of red entame le concert sur un tendre duo voix (Naïma Girou) piano (Jules Le Risbé). Superbe. Très vite le morceau s’enflamme et prend une tournure latino agrémenté d’un roboratif solo de John Owens à la guitare. Ce morceau a donné le titre du premier album du quartet.
Suit un standard des années 40 Wiwes and lovers qui a été sérieusement remanié et rechapé par le groupe.
La suite lui répond Never will I mary, c’est sur un tempo très décidé que Naïma entonne le morceau.
 
On passe ensuite à un blues très classique Born to be blue.
 
Encore une reprise Tight de Betty Carter, une des chanteuses préférées de Naïma, ça groove sérieux, Jules Le Risbé met beaucoup de coeur dans son ouverture vite relancé par John. Batterie (Thomas Doméné) et contrebasse ne marchent plus elles courent.
 
On calme les ardeurs avec une ballade issue de la comédie « Certains l’aiment chaud » I’m through with love, le piano étant ouvert Naïma n’a pu s’asseoir dessus (voir ici) mais le résultat est aussi sympa. On reste ensuite sur le registre de la comédie musicale qui sied bien à ce groupe avec Isn’t this a lovely day.
 
Retour aux compositions avec Your lines.
Suit un autre titre de leur album beaucoup plus rock, Les étangs. L’introduction à la guitare bourrée d’effets « aquatiques » de John a bien marqué la transition.
Une dernière composition One or two entamée par un solo de batterie percussions et très africain. Cela se poursuit à cent à l’heure avec de jolis chorus de part et d’autre.
 
Le rappel se fera avec Nice Work , ça va encore très vite et Jules est très applaudi sur un morceau de bravoure au stride.
 
Ce groupe qu’il s’agisse de compositions ou de reprises les aborde avec une joie communicative qui file la banane et ça c’est cadeau.
 

Naïma: contrabasse, voix ; John Owens: guitare ; Jules Le Risbé: piano ; Thomas Doméné: batterie

Ont collaboré à cette chronique :

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