(26) DrômeJazz dans la ville

17/11/2019 – Les Patates Blues à Saint-Martin pour Jazz dans la Ville

L’association « Jazz dans la Ville » de Montélimar a habitué les amoureux fidèles de cette musique à des jazz-clubs « hivernaux » qui, à chaque édition, une fois par mois, mettent le feu dans les jambes et dans les oreilles, et apportent la lumière dans la grisaille de saison.

Dimanche 17 novembre, dans la toute nouvelle, et plus grande, Salle Saint-Martin, le premier rendez-vous 2019 a été organisé autour du septet « Les Patates Blues ». Un septet attendu pour deux raisons : d’abord la qualité musicale de l’ensemble, indéniable – mais on sait pourquoi – et puis le fait aussi que cette formation soit « locale », créée et emmenée par un couple de musiciens montiliens, Eric Dupuis (à la clarinette) et sa femme Édith (au banjo).

Les « Patates Blues » ont été voulues comme une équipe soudée, qui partage la même passion du jazz New-Orleans et du Gospel. Créée en 2014, la formation doit son existence à la ténacité d’Eric Dupuis et un peu… au beaujolais nouveau puisque c’est à une manifestation organisée autour de la sortie de ce vin que l’idée a pris corps… Les membres du septet sont d’horizons différents mais, comme souvent, la réunion des différences produit le beau. En musique comme ailleurs mais surtout en musique. Cet ensemble compte une belle ossature de professeurs du Conservatoire de Montélimar, épaulés par des passionnés, très éclairés, qui font corps avec eux.

Sur scène, outre la clarinette et le banjo, on a trouvé une trompette, un trombone, un sousaphone, un piano et une batterie. Les deux premiers instruments ont été maniés de main de maître par Nicolas Pettier.

Le sousaphone – instrument discret s’il en est – était dompté par Marc Métifiot.

Gilles Pausanias était au piano, quant aux drums, ils étaient pilotés par Stéphane Pardon.

Et puis, on n’oublie pas « les voix ». Au départ, il ne devait y en avoir qu’une, celle de Marlène N’Garo, habituée de cette formation. Mais une autre voix, masculine et basse, s’est finalement jointe à cette fête : celle de Sylvain Guyenon.

Le jazz authentique – celui des débuts – procure, quoi qu’on en dise, une sensation indéfinissable dès lors que ses notes nous prennent. Il en aura été encore ainsi en ce bel après-midi, où le « soleil-jazz » aura réchauffé les cœurs autant que les membres. Au final, cet ensemble « de professeurs » – ils étaient cinq sur huit à donner des cours « dans le civil » aura bien ravivé les lettres d’or du jazz authentique, dans leur prestation enlevée…

Ont collaboré à cette chronique :

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