(26) DrômeFestiv'Jazz

22/11/2019 – Rhoda Scott Lady Quartet au Festiv’Jazz

Après les discours et les remerciements de rigueur Bernard Chambre, l’un des deux « speakers officiels du Festiv’Jazz » nous présente Rhoda Scott, la « Barefoot Lady ». Son histoire d’amour avec l’orgue Hammond B3, sa carrière fascinante, ses rencontres exceptionnelles.
Et c’est ici à Chabeuil que nous retrouvons la grande dame de l’orgue avec son Lady Quartet, formation créée en 2005 et qui rencontre toujours son public avec autant de plaisir de part et d’autre.
Deux sets au programme, une dizaine de morceaux, c’est très peu à côté des mille morceaux maîtrisés par l’organiste.

Les genres sont très variés, du groove avec City, une valse avec Valse à Charlotte, une composition avec We free queens de Lisa Cat Berro et qui a donné le nom du dernier CD du quartet, un standard bien de chez nous avec Que reste-t’il de nos amours de Charles Trenet avec Sophie Alour en solo et pour finir cette première partie Tom’s thumb de Wayne Shorter.

Reprise du second set avec le remuant Driftin’ d’Herbie Hancock puis on reste dans la même veine avec R&R (R comme Rhoda en double). Ça groove sérieux. Les quatre musiciennes se livrent et on déguste.
La ballade qui suit est une composition de Rhoda où Lisa est seule devant, et magnifie le thème langoureux.

Pour le suivant inutile de le présenter on reconnaît d’emblée le tube des Jazz Messengers Moanin’ sous la plume de Bobby Timmons. Dialogue de sax soutenu par la rythmique batterie-orgue. Puis un superbe duo orgue et batterie. Rhoda Scott, mais on le savait, est toujours la grande reine de cet instrument.
I wanna move une composition de Sophie Alour où Julie Saury se lâchera sur un solo.

Pour le rappel, inutile de faire les présentations. Ce What’d I say (de Ray Charles) finit de ravir le public qui bat en rythme spontanément.

Ce Lady Quartet est décidément une belle trouvaille. Aux cotés de musiciennes qui pourraient être ses filles, Rhoda Scott retrouve une nouvelle jeunesse même si les ans ne lui ont pas fait de cadeau. Le jeu est toujours aussi enlevé. J’étais près de la scène pour le rappel et je peux vous assurer que l’orgue bougeait de toutes parts tellement Rhoda y mettait de l’énergie. Lisa Cat Berro, Sophie Alour et Julie Saury sont bien plus que de simples accompagnatices et faire-valoir. Ce groupe est soudé et pour avoir rencontré les musiciennes avant le concert  je confirme que les retrouvailles étaient joyeuses, ambiance que l’on a ressenti tout au long du concert.

Ont collaboré à cette chronique :

Laisser un commentaire
X