(01) AinJazz à Fareins

01/12/2019 – la matinée Tremplin et Junior Jam à Jazz à Fareins

Le dimanche est traditionnellement consacré aux jeunes pousse à Jazz à Fareins.

La matinée débute par le Tremplin et présente cette année trois formations. Des élèves de différents conservatoires (Meyzieu et Villefranche) qui se lancent et préparent un répertoire de quelques morceaux pour le présenter « en vrai » devant un public de plusieurs dizaines de personnes, sur une vraie scène, avec des vrais « sondiers ». Bref les conditions des pros. C’est une rare oppurtuniét qui est ainsi offerte par le festival à ces jeunes musiciens. Est-il utile de rappeler que cette initiative ne pourrait pas voir le jour sans les efforts répétés avec foi et conviction par les professeurs Cédric Perrot et Christophe Metra ?

Le premier groupe est issu du Conservatoire de Meyzieu
Quatre cuivres une clarinette un vibraphone et une section rythmique
Ils nous proposent deux titres  de Bobby Timmons : Moanin’ et Dat dere.

Alizée Patricola, Clément Blazy : sax alto
Matthieu Pachoud, Melvyn Marceau: trombones
Jules Regard: batterie
Élise Morlevat—Grivot: contrebasse
Joachim Baudoin: vibraphone
Aurélie Rouviere: clarinette
Mariline Loeung: piano

Le second groupe est un trio également issu du Conservatoire de Meyzieu qui a travaillé tout seul (choix des morceaux, repétitions), une sorte de « candidat libre ».

Ils sont peu nombreux à avoir développé un trio batterie, contrebasse et guitare, on pense aux Poll Winners ou à Barney Kessel
Là ils sont venus avec trois morceaux : Whisper not de Benny Golson, In a sentimental mood de Duke Ellington avec une partie à l’archet très méritante, et pour terminer Billie’s bounce de Charlie Parker, très bien mené.

Jules Regard : batterie,
Élise Morlevat—Grivot : contrebasse
Roméo : guitare

 

Troisième et dernier groupe de ce tremplin des « vétérans » pour la plupart de cette scène.

Ils ont choisi deux morceaux peu courants : Shirley de Stanley Turrentine et le très original Les berceaux de Gabriel Fauré sur un arrangement de David Bressat une ballade délicate qui montre la déjà grande maturité de ces jeunes musiciens.

Émilie Caumeil: trompette
Maxime Thomy: sax alto
Lou Metra: piano
Estelle Prebet: contrebasse
Théo Rigaud: vibraphone
Julien Ducruet: batterie

Place ensuite à la jam
Dès le signal donné par Cédric Perrot il est impressionnant de voir à quelle vitesse la scène a été envahie de jeunes, voire très jeunes musiciens. Ils sont au moins vingt-six (pas évident de la compter, certains arrivent en cours de route, d’autres retournent dans la salle)
Le plus jeune Axel, au vibraphone a sept ans.
Suivant les instructions de leur professeur Cedric Perrot ils ont tous respecté le dress code qu’il s’impose : chemise blanche, pantalon noir, voire veste et cravate pour certains.
La section des « rases moquette » aux vibraphones est impressionnante, il sont sept ou huit de six à dix ans à se partager les mailloches.
Les morceaux sont bien sûr des hyper standards que tous ont travaillé : Sunny, Bags’groove (Miles Davis), ici trois « anciens  » (Maxime Prebet, Jules Regard et Cléobule Perrot) sont venu prêter main-forte à la troupe et ça a poussé sérieux.
Arrive l’évident Mercy, mercy, mercy, joué quasiment chaque année
Et on finit sur Cold duck time bien étiré histoire de permettre à chacun de prendre un petit chorus.

A l’issue de la jam Jacques Seigneret est invité sur scène et annonce que le lauréat du tremplin 2020 est le trio guitare/basse/batterie. Il reste à lui trouver un nom. … Ce qui sera fait dans l’après-midi : « Smooth Trio« .

Ont collaboré à cette chronique :

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