(26) DrômeJazz dans la ville

15/12/2019 – Le « Swing Machine » à Montélimar pour Jazz dans la Ville

Inviter Daniel Huck est la garantie, sur une scène de jazz authentique, d’une grande qualité. Le « Swing Machine » l’avait bien compris, ce dimanche 15 décembre dans la salle Saint Martin, pour le deuxième jazz-club de la saison 2019/2020, proposé par l’association Jazz dans la Ville .

Figure de proue du scat, Daniel Huck est aussi un saxophoniste hors pair. Une pointure connue et reconnue. Mais autour de lui cet après-midi là, on devait trouver le trio Swing Machine. Enfin, le trio… pour le coup on devrait dire « le quintet » ou encore… « le septet »…car, pour se produire à Montélimar, la formation initiale ne l’était plus, deux de ses membres ayant été empêchés, mais s’était enrichie de la présence du tromboniste Eric Serra – une « double » bonne pioche puisque c’est lui qui, dans ses bagages, a emmené Daniel Huck – et de deux « remplaçants » de luxe. Sans oublier deux « guest stars » qui ont, en fin de set, bonifié un peu plus l’après-midi.

Fans de jazz boogie, de latin jazz, le trio Swing Machine conjugue sur une scène toutes les composantes d’un ensemble de jazz « de cette époque-là », celui qui… dépote.

Contrebasse, batterie et piano composent le paysage musical. Le trombone d’Eric Serra, c’est du pur bonus. Et maintenant que les instruments sont en place, reste à voir qui les menait. Au piano,  Didier Toffolini, au toucher exceptionnel, qui chante aussi à l’occasion, il a eu la possibilité de le démontrer ce dimanche… A la contrebasse, normalement, c’est Gérald Bataille. Malheureusement, Gérald était malade, et c’est Michel Pratt, venu de sa belle ville de Cavaillon, qui l’a remplacé aux commande de la grande dame à cordes… Enfin, pour donner un peu plus de rythme encore à tout ça, à la batterie, habituellement le Swing Machine présente Joannès Koitchian. Mais Joannès était lui aussi empêché. Alors, le public montilien a eu l’heureuse opportunité de voir revenir, aux drums, l’enfant du pays, Manhu Roche – ancien batteur de Michel Petrucciani, faut-il le rappeler ?

On le voit, le trio majeur sur scène, même si la formation n’avait rien à voir avec l’original, c’était déjà de la qualité assurée et démontrée. En s’adjoignant le trombone d’Eric Serra, le sax de Daniel Huck (et surtout son scat magique), le spectacle s’avérait, comme attendu, bien au delà des espérances des organisateurs, pour ce dernier jazz-club avant Noël… Et comme Noël est de tradition une période de cadeaux, les musiciens en rajoutaient deux de plus plus, en fin de set, en invitant sur la scène Jean Dionisi et sa trompette et Alain Schvob, à la clarinette.

Du lourd, du très lourd sur la scène de Saint-Martin qui aura bien évidemment conquis un public venu nombreux, dans une chaleur littéralement étouffante. Mais personne n’a songé à s’en plaindre…

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