(69) RhôneMusée des Confluences

19/12/2019 – Musée des Confluences « Déjà 5 ans ! »

Sans le rappel de l’un des musiciens protagonistes (le guitariste du gang), la veille de l’événement, nous l’aurions loupé assurément… Cinq ans déjà et quelques très beaux souvenirs musicaux concoctés par Sylvie Laurent en charge notamment des programmations musicales du Musée des Confluences qui célébrait ce soir son cinquième anniversaire, les lyonnais sont au rendez-vous pour l’apéritif et les surprises musicales annoncées.

La diversité des expositions est le prétexte pour inviter des musiciens multiples aux univers tellement différents… Solistes dans un premier temps, ils se sont appropriés des espaces, des expositions, nous les voyons, les touchons presque, là entourés des merveilles superbement exposées, mais comme tout se déroule en même temps, il faut choisir…

Lui, on le voit et l’entend forcément, Lionel Martin est là dans le hall des entrées, il improvise avec la complicité de ses machines qui multiplient la voie d’un saxophone ténor langoureux pour cette occasion. Après le court discours de Madame la Directrice, tous les musiciens se retrouvent sur la scène dressée sous l’immense verrière d’entrée du musée désormais baptisée « Le Cristal ». Il fallait un « fédérateur » pour canaliser le « all stars » réunis pour l’occasion ; il est aussi un peu chez lui et connait tellement bien toutes « les musiques du monde » qu’il aime digérer dans ses projets, c’est le guitariste Nguyên Lê qui emmènera tous ces mondes avec lui. Et comme il faut une ligne directrice, disons pour faire simple qu’elle est quelque part du côté de la grande Afrique. C’est avec son guembri slappé du pouce que Majid Bekkas donnera les lignes de basse, Nguyên les harmonies et le batteur Philippe « Pipon » Garcia l’appui rythmique obnubilant. Deux solistes envoutants s’étaient retrouvés au centre d’une même exposition, ils s’envolent à nouveau par-dessus cet épais tapis harmonico-rhytmique : une trompette aérienne venue de Norvège c’est celle de Nils Petter Molvaer et une kora endiablée de Bamako c’est celle de Ballaké Sissoko. Lionel Martin redevient le trublion enflammé que nous connaissons bien et puis les voix, elles sont cubaines, le trio Vocal Iroko donnera un esprit presque soul à ces performances improbables d’une fusion musicale totale pour un événement singulier. Des belles surprises comme celle-là, nous les attendrons toujours…

 

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